Entretien avec Paulette Gougeon

Questions du public et échange avec Gilbert Wayenborgh

Gilbert Wayenborgh :
Bonjour et bienvenue dans Paroles de Démocratie. Nous sommes dans la série 3, c’est-à-dire la série consacrée aux questions du public, des questions que nous avons enregistrées entre septembre et novembre sur le cours Gabriel Péri avec Jules.
Et aujourd’hui, nous allons les poser à Paulette Gougeon.

Paulette Gougeon :
Bonjour.

Gilbert Wayenborgh :
Vous allez bien ?

Paulette Gougeon :
Oui, très bien, merci.

Gilbert Wayenborgh :
Nous allons parler de la propreté, de la voirie, du commerce et du marché, de la jeunesse, de la sécurité, de la santé, de la mobilité, du climat, de la gouvernance et de la cohérence. Et puis, à la fin, une petite question un peu plus sympathique pour savoir ce que vous pensez de Paroles de Démocratie.
Enfin, vous aurez deux à trois minutes pour adresser un dernier message avant le premier tour.

Paulette Gougeon :
Allez, c’est parti.


1. Propreté, voirie et cadre de vie

Question du public :
« J’ai un sujet sur la propreté, mais un peu particulier : je suis très radical. Je voudrais qu’on extermine tous les pigeons qui salopent toutes les rues. C’est incroyable dans les rues du bas et du haut, et j’ai l’impression qu’on ne fait strictement rien à ce sujet. On marche dedans en permanence. Si un candidat peut faire ça, je vote pour lui. »

Question du public :
« Peut-être un peu plus de poubelles dans le centre-ville. J’habite rue Pasteur et ça manque un peu de propreté. Je pense que s’il y avait davantage de poubelles, notamment pour les déjections canines, cela améliorerait les choses. »

Question du public :
« Je trouve qu’à Lunel, il y a plein de poteaux métalliques partout. Ça gêne pour se garer. Il y en a partout dans les rues. Quand ils sont cassés, on met du plastique à la place. On attend un accident pour les enlever ? »

Question du public :
« La déviation des camions, la sécurité routière… Voilà. Sinon, je suis assez contente de l’organisation de la commune. »

Question du public :
« Du côté de Brossolette, il y a de grands terrains qui ne sont pas aménagés, c’est à l’abandon, pas très bien nettoyé. Il faudrait améliorer cela. »

Question du public :
« Nous sommes dans la zone où doit se construire la gendarmerie. Il y a un chemin entre nos maisons et cette future gendarmerie. Il y a beaucoup de trous, des graviers, les voitures passent vite, cela fait énormément de poussière. Il faudrait trouver un système pour éviter cela. »

Question du public :
« Il y a aussi des efforts de voirie à faire dans certaines rues, notamment toutes les impasses autour des arènes. Et il faudrait peut-être retrouver des subventions pour les rénovations de façades, parce que le cœur de ville a beaucoup évolué, mais il reste encore du travail. »

Gilbert Wayenborgh :
Beaucoup d’habitants parlent de la propreté, de la voirie, notamment dans les quartiers excentrés. Qu’avez-vous prévu ?

Paulette Gougeon :
Je vais commencer par répondre au sujet des pigeons, puisque c’était la première question. Il faut savoir qu’il existe déjà quelque chose : un fauconnier intervient lorsqu’on l’appelle. Une décision municipale a été prise en ce sens, et il travaille à la fois sur les étourneaux, les pigeons et les choucas, sachant que les choucas sont une espèce protégée.
Je suis d’accord, c’est un vrai sujet. Mais malheureusement, tant qu’il y aura des arbres, il y aura aussi des oiseaux. En tout cas, nous agissons déjà.

Concernant les quartiers excentrés et la propreté, il faut savoir que depuis septembre, nous avons réorganisé le service de la vie quotidienne. Le responsable est parti à la retraite, et quatre agents ont été réaffectés au service voirie. Ils interviennent désormais dans les quartiers pour balayer les feuilles, nettoyer, entretenir.

Après, il faut aussi dire les choses : il y a beaucoup d’incivilités. C’est une réalité. Pour les déjections canines, par exemple, nous voudrions mettre en place des bornes d’appel. Cela peut sembler un peu intrusif, mais lorsqu’une personne constate un problème, elle pourrait le signaler. Il faut aussi rappeler que ne pas ramasser, c’est 135 euros d’amende. Malheureusement, sur les incivilités, il y a encore beaucoup de travail.

Sur les poubelles, c’est toujours un débat. Plus de poubelles, cela veut aussi dire plus de ramassage. Et ce n’est pas parce qu’il y a plus de poubelles qu’il n’y aura plus d’ordures à côté. Quand une poubelle est pleine, certains déposent tout simplement à côté. Rue Pasteur, qui est une rue étroite, c’est compliqué d’en ajouter partout. Il faut aussi que chacun fasse un effort : garder son déchet quelques mètres de plus jusqu’à la prochaine poubelle.

Pour les poteaux, les bornes souples ou rigides, c’est vrai qu’il y en a eu énormément installés avant 2020. Je suis d’accord là-dessus. Notamment entre le boulevard Saint-Fructueux et le pont de Vesse, ou encore boulevard Louis-Blanc, c’est impressionnant. Nous, pendant ce mandat, nous n’en avons pas ajouté, car je n’y étais pas très favorable. Désormais, quand il faut protéger un espace, nous privilégions plutôt des bornes souples, plus faciles à remplacer.

Gilbert Wayenborgh :
Et les enlever, ce serait possible ?

Paulette Gougeon :
Oui, mais il faut faire attention : dès qu’on enlève un obstacle, des voitures se garent. C’est tout le problème du stationnement. Il y a des endroits où on pourrait en retirer, mais ailleurs cela provoquerait simplement du stationnement sauvage. Donc il faut regarder au cas par cas.

Pour la déviation des camions, cela relève surtout de la RN113, donc de l’État. En revanche, entre le pont de Vesse et la place de la République, nous voulons passer à une voie unique. Cela permettrait de créer une piste cyclable jusqu’à l’hôpital, de mieux relier le cœur de ville, et surtout d’apaiser la circulation. Dès qu’on réduit à une seule voie, on ralentit naturellement les véhicules et on sécurise davantage.

Concernant les terrains à aménager, les jeux de boules ou les petits espaces de quartier, cela rejoint notre projet de métamorphose des quartiers. L’idée, c’est de venir dans les quartiers, de se déplacer, de demander directement aux habitants : qu’est-ce que vous voulez ici ? Un ou deux jeux pour enfants ? Un petit jardin méditerranéen ? Un espace vert ? Un terrain de boules ?
Le but, c’est vraiment de partir des besoins du terrain.

Pour les mobilités, nous avançons avec un schéma global, au fur et à mesure des travaux. Dès qu’on refait une voirie, on en profite pour aménager une piste cyclable ou revoir la circulation. Quand on nous demande un panneau 30, un passage piéton ou un aménagement de sécurité, on le fait.

Pour les impasses autour des arènes, il faut savoir que, bien souvent, elles sont privées. Il faudrait donc les faire repasser dans le domaine public. Un audit de voirie a été mené il y a deux ans. Il faut maintenant que l’urbanisme s’en saisisse. Si une impasse redevient publique, alors la commune peut intervenir pour le nettoyage et l’entretien.

Enfin, pour les rénovations de façades, les aides sont aujourd’hui concentrées sur le centre-ville. Oui, j’aurais moi aussi aimé qu’il y ait des aides dans les lotissements, mais ce n’est pas encore le cas.

Gilbert Wayenborgh :
Pour vous, il faut prioriser le centre-ville ou les quartiers ?

Paulette Gougeon :
On continue la métamorphose du centre-ville, bien sûr, mais dans mon programme il y a aussi la métamorphose des quartiers. Donc les deux comptent. Les quartiers, ce sera même une vraie marque de notre action.


2. Commerce, marché et animation du centre-ville

Question du public :
« Le marché ne fait vraiment pas marché local. Je suis venu spécialement pour trouver de la nourriture, et il n’y a presque rien. J’ai vu un marchand de légumes, mais on est loin d’un vrai marché provençal. »

Question du public :
« Le marché alimentaire était mieux là où il était avant. C’était plus sympa, cela amenait plus de monde. »

Question du public :
« Il faudrait commercialiser un peu plus le centre-ville. Par exemple, il n’y a pas assez de magasins pour hommes. C’est une grande ville, cela manque. »

Question du public :
« Il y a des boutiques qui se sont ouvertes dans le centre, c’est bien, mais c’est cher. Moi, je serais davantage pour de petites enseignes, des commerçants qui s’installent à Lunel. »

Question du public :
« Il faudrait aussi un peu plus d’animations pour les jeunes, ou même pour les personnes de notre génération. Un endroit pour se retrouver, danser, dîner… On a toujours l’impression qu’il faut aller à Montpellier pour sortir. À Lunel, il n’y a rien. »

Question du public :
« Il faudrait savoir ce que les candidats comptent faire de la fête, car certains disent déjà que cela coûte très cher. Pourtant, il y a encore des gens attachés à ces traditions. »

Gilbert Wayenborgh :
Ce sont des questions très ciblées.

Paulette Gougeon :
Oui, et elles sont intéressantes. En ce qui concerne le marché alimentaire, il a été déplacé en centre-ville, autour de l’église et des halles, pour justement créer de l’animation et faire venir les gens vers les halles. Avant, lorsqu’il était sur le plateau, beaucoup restaient sur les allées Baroncelli et ne descendaient pas plus loin.

Depuis juin, on voit quand même, surtout quand il fait beau, un flux qui vient des allées et rentre dans le marché alimentaire. Cela fonctionne mieux qu’avant sur ce point. En revanche, je suis d’accord : il n’est pas assez étoffé. Il faut l’amplifier. Nous en sommes convaincus. Nous ne l’avons pas encore fait parce qu’il y avait d’autres priorités, mais c’est clairement un objectif.

Il faudrait également développer l’offre du côté de la place Louis-Rey, en y mettant davantage de créateurs.

Sur les cellules commerciales, l’ancien local Nieto, la boucherie, doit rouvrir le 19 mars. Cela va recréer de la vie. Sur le cours Gabriel-Péri, on m’a aussi parlé de fermetures récentes, notamment Laurène Primer. Une épicerie fine doit s’y installer prochainement.

Certains disent que le marché était mieux avant. Mais le déplacement a aussi permis de récupérer du stationnement gratuit sur le plateau. Donc il y a un équilibre à trouver : l’objectif était de renforcer l’attractivité du centre-ville, tout en gardant des facilités d’accès.

Pour les commerces masculins, il y a quand même Béram, qui fait du prêt-à-porter hommes et qui a fait beaucoup d’efforts sur les prix cet hiver.

Gilbert Wayenborgh :
J’entendais quand même des commerçants dire que les gens vont jusqu’aux halles, puis s’arrêtent là.

Paulette Gougeon :
Oui, c’est exactement pour cela qu’il faut amplifier le marché. Moi aussi, ce n’est pas exactement ce que je voulais. Donc il faut reprendre cela dès le départ et de manière beaucoup plus nette. C’est impératif.

Sur la rue de la Libération, il y a aussi une nouvelle dynamique. Une maroquinerie et boutique de prêt-à-porter féminin doit ouvrir. Nous voulons que cette rue prenne davantage une identité mode, avec du prêt-à-porter. Et du côté de la rue Sadi-Carnot, nous aimerions aller vers des galeries d’art, un pôle plus artistique, notamment avec une ouverture autour du temple, afin d’en faire un lieu culturel fort.

Pour les animations et les loisirs, nous avons un projet très important : un bowling avec laser game, jeux, brasserie, hôtel, restaurant, musée de la culture taurine et start-up. Ce serait installé sur le parc, dans un ensemble d’environ 5 500 m². Là, il y aurait vraiment de quoi proposer des activités pour tous.

Gilbert Wayenborgh :
Et ce serait pour quand ?

Paulette Gougeon :
L’hôpital doit emménager fin 2026. Pour le bowling, nous avons déjà le porteur de projet. Donc cela pourrait suivre dans la foulée. Pour le musée taurin, si les partenaires sont toujours d’accord, cela pourrait également avancer rapidement. Il y aura évidemment quelques aménagements à faire, mais l’idée est que cela ne coûte rien à la commune : on met à disposition, et le reste est porté par le projet privé.

Sur la Pêche à la Lune, il est hors de question de l’arrêter. On la réévalue chaque année, bien sûr, mais elle reste incontournable.

Gilbert Wayenborgh :
Il me semble qu’autrefois, elle était organisée d’un seul bloc, alors qu’aujourd’hui il y a parfois une coupure.

Paulette Gougeon :
Oui, cela dépend. En 2020, il y a eu le Covid, donc on l’a réduite à quatre jours. Ensuite, les agents nous ont aussi fait remonter que c’était très lourd pour eux. Et il faut dire aussi que le midi, il y a moins de monde. La fête, c’est surtout le soir. Donc on adapte un peu, mais la Pêche à la Lune reste la Pêche à la Lune.


3. Jeunesse et sécurité

Question du public :
« Est-ce qu’il y aura plus de sécurité le soir ? Parce que parfois, quand on se promène, c’est un peu dangereux. On nous interpelle dans la rue. »

Question du public :
« Moi aussi, quand je sors seule, j’ai quand même un peu peur. »

Question du public :
« Il faudrait faire quelque chose pour les jeunes : des activités, des loisirs, des sorties, quelque chose qui leur corresponde. »

Question du public :
« Il y a beaucoup de chômage chez les jeunes. Qu’est-ce qu’on peut faire au niveau local ? Peut-être regrouper la mission locale dans un lieu unique, parce qu’aujourd’hui elle est répartie sur plusieurs sites. »

Question du public :
« En toute sincérité, Lunel est pratiquement irréprochable. Je me sens en sécurité ici. Il faudrait surtout poursuivre la continuité des projets déjà engagés. »

Gilbert Wayenborgh :
Comment renforcer la sécurité sans militariser l’espace public ?

Paulette Gougeon :
Déjà, nous proposons de créer une deuxième brigade de nuit. Ce n’est pas suffisant aujourd’hui. Et c’est surtout le soir et la nuit que le sentiment d’insécurité se manifeste. C’est une certitude.

Ensuite, nous voulons ajouter des caméras, car les habitants en demandent, y compris dans des quartiers où, à première vue, il ne se passe rien. Nous voulons aussi créer un poste mixte police municipale / gendarmerie, ouvert 24h/24 et 7j/7, pour le dépôt de plainte sur les petits délits. Cela éviterait d’engorger les services et permettrait de recentrer les forces de sécurité sur le terrain.

Les bornes d’appel dont je parlais pourraient aussi répondre à cela, en particulier dans le centre-ville, là où il y a déjà les caméras et où tout peut être relié au CSU.

Sur la jeunesse, on voit bien que tout est aujourd’hui dispersé. Il y a la mission locale, d’autres structures ailleurs… Nous voulons créer un vrai QG jeunes. Comme nous voulons installer la maison des associations à Vauban, cela permettra de libérer Gambetta et d’y regrouper des services à destination des jeunes dans un lieu bien identifié.

Concernant le chômage, bien sûr, ce n’est pas la municipalité qui crée directement de l’emploi. Mais elle peut être facilitatrice. Elle peut faire le lien avec les entreprises, accueillir, mettre en réseau, simplifier.

Quant aux lieux de sortie ou de danse, je dois être honnête : nous n’avons pas prévu de boîte de nuit à ce stade. Ce n’est pas quelque chose sur lequel nous avons travaillé. Mais il peut y avoir des animations ponctuelles dans des bars ou d’autres lieux. Cela reste une piste à imaginer.


4. Santé, mobilité et climat

Question du public :
« La santé me tient à cœur. Lunel devient un désert médical. Il faudrait favoriser l’installation de professionnels de santé et de spécialistes. »

Question du public :
« Je pense surtout aux retraités et aux personnes âgées qui ont du mal à se déplacer, parfois même dans Lunel. Aller à la gare, prendre un rendez-vous, cela devient compliqué si l’on n’a pas de moyen de locomotion. »

Question du public :
« Il faudrait savoir ce que les candidats prévoient pour réduire la surchauffe en ville : îlots de fraîcheur, arbres, végétalisation… »

Gilbert Wayenborgh :
Comment adaptez-vous Lunel sur les questions de santé, mobilité et climat ?

Paulette Gougeon :
Sur la santé, je tiens à préciser que Lunel n’est pas un désert médical. Nous avons un pôle santé, deux IRM, beaucoup d’équipements. En revanche, oui, il manque des médecins. C’est vrai. Et je suis d’accord avec vous.

Nous voulons faire venir des médecins juniors. D’ailleurs, des kinés installés du côté de Lidl nous ont sollicités : ils ont acheté l’ancien bar du Trianon, qu’ils vont démolir pour créer un lieu avec quatre médecins juniors et un endocrinologue. Ce n’est pas la solution miracle, mais c’est déjà un début. Là encore, la ville sera facilitatrice.

Pour les transports des retraités, cela relève surtout de l’Agglomération. Je ne connais pas les horaires des bus dans le détail, mais s’il faut les revoir, il faudra effectivement se pencher dessus. Cette remarque me semble pertinente.

Sur la sécurité routière, c’est un sujet constant. Les gens roulent trop vite. On nous demande souvent des ralentisseurs, mais beaucoup n’en veulent pas devant chez eux à cause du bruit. Donc on cherche d’autres solutions : plateaux traversants, chicanes, radars pédagogiques, panneaux 30, contrôles de police municipale.

Au sujet de la surchauffe urbaine, c’est évidemment un enjeu majeur. Le plateau, lorsqu’il a été refait, n’a pas été végétalisé. Les platanes ont été retirés à cause du chancre coloré. Il faudra sans doute réfléchir à une ombrière ou à d’autres formes d’aménagement, selon les coûts.

Nous voulons aussi travailler sur les bâtiments communaux et les nouvelles énergies. Et nous avons un objectif clair : planter 2 000 arbres. C’est essentiel pour créer des îlots de fraîcheur. Et dans le cadre de la métamorphose des quartiers, si des habitants demandent un petit espace de fraîcheur ou un jardin méditerranéen, on le fera.

Autour de l’église, c’est plus compliqué. L’endroit est très minéral. J’aurais voulu y mettre des éléments végétaux, mais les Bâtiments de France ont freiné. Nous avions envisagé de grandes jardinières, sans gêner les terrasses ni le marché. Ce serait peut-être une solution pour apporter un peu de végétal.

Il existe aussi le permis de végétaliser en centre-ville. Si des habitants nous le demandent, nous pouvons intervenir : faire le trou, apporter l’arbre, et ensuite ils s’en occupent.

Gilbert Wayenborgh :
Et quels arbres faudrait-il planter ?

Paulette Gougeon :
Il faudra remplacer les platanes malades. On va dessoucher et replanter immédiatement. Il faudra diversifier les essences, avec plusieurs variétés, pour éviter qu’une maladie ne contamine tout d’un coup.


5. Gouvernance, transparence et image de la ville

Question du public :
« J’aimerais avoir beaucoup plus de clarté sur les dépenses. Que chaque dépense soit visible quelque part, sans avoir à attendre une réunion ou un journal. La transparence, c’est le mot. »

Question du public :
« Il faut continuer le travail accompli sur le centre-ville, mais aussi l’étendre aux autres quartiers. »

Question du public :
« Il faut continuer cette nouvelle évolution de Lunel, cette renaissance. Faire comprendre aux gens que Lunel est une ville agréable à vivre, tout en continuant à travailler sur la propreté et l’image. »

Gilbert Wayenborgh :
Est-ce qu’on va publier les dépenses ? Est-ce que la population a un accès facile à cette information ?

Paulette Gougeon :
Les dépenses sont publiques. Le budget est public. Dès qu’une décision est actée au conseil municipal, elle est publique. Il n’y a aucune opacité là-dessus.

Gilbert Wayenborgh :
Mais est-ce que l’accès est vraiment simple pour la population ?

Paulette Gougeon :
Oui, je pense. Il y a déjà l’application, Lunel en poche. On y trouve les arrêtés, les informations pratiques, les élus, les horaires… Il y a beaucoup de choses accessibles.

Sur la continuité du centre-ville et l’attention aux quartiers, cela correspond justement à notre programme. Nous voulons poursuivre la transformation du cœur de ville, mais aussi renforcer l’action dans les quartiers, notamment avec des réunions de quartier annuelles.

En 2023, nous avions organisé huit réunions publiques. Il y avait environ cinquante personnes à chaque fois. Nous passions auparavant dans le secteur, nous distribuions des flyers, souvent les réunions avaient lieu dans une école. Cela a très bien fonctionné.
Et surtout, 100 % des demandes du quotidien ont été traitées : encombrants, trottoirs, accessibilité, arbres… Cela a vraiment produit des résultats. Le rond-point du Lidl, par exemple, a été demandé dans plusieurs réunions publiques avant d’être réalisé. Au début, certains ont crié au loup, mais aujourd’hui tout le monde en est content.

Pour l’image de Lunel, elle a changé, c’est évident. Et il faut continuer. Comment ? En poursuivant l’évolution du centre-ville, en travaillant sur les cellules commerciales, en renforçant les manifestations culturelles. Des événements comme l’exposition de Philippe Katerine ou la venue d’un tableau de Claude Monet ont attiré beaucoup de monde, y compris de Montpellier. Et ces visiteurs repartent en disant : « Ah, mais Lunel a changé. »
C’est comme cela qu’on change durablement l’image d’une ville : par des événements de qualité, par le bouche-à-oreille, et en faisant travailler en même temps les commerçants.

Nous voulons aussi créer un marché nocturne, jusqu’à 22 heures, en choisissant des jours sans concurrence avec d’autres villes. Cela pourrait encourager les commerçants à ouvrir plus tard et faire vivre le centre autrement.

Gilbert Wayenborgh :
Et sur le cours Gabriel-Péri, entre le lundi et le jeudi, vous ne trouvez pas qu’il faudrait faire bouger un peu plus les choses ?

Paulette Gougeon :
Le samedi, oui, clairement, c’est là qu’il faut faire évoluer l’animation. Nous avons pensé à rendre gratuit le parking du canal entre midi et deux, et le samedi après-midi, parce que c’est justement à ce moment-là qu’il y a le moins de monde. Cela pourrait faire venir davantage de public en cœur de ville pour consommer.


6. Question politique complémentaire

Gilbert Wayenborgh :
Au mois de septembre, vous voterez pour les sénatoriales. Pour qui voterez-vous ?

Paulette Gougeon :
Je ne connais pas encore les candidats qui vont se présenter. Vous savez que je suis plutôt quelqu’un de droite. Mais tout dépendra des candidatures. Peut-être que le candidat de droite ne me conviendra pas. Donc on verra.


7. Les dix premiers jours

Gilbert Wayenborgh :
Les dix premiers jours, vous allez faire quoi ? Quelles seront les premières grosses décisions ?

Paulette Gougeon :
Le parking, déjà. Ensuite, les arbres du cours Gabriel-Péri, puisque nous avons eu l’autorisation d’aller jusqu’en mars. Il faudra aussi voter le DOB, voter le budget, commencer à travailler sur le marché, parce qu’avec les beaux jours il faut que cela soit calé rapidement.
Et puis on lancera les réunions de quartier. Ensuite, ce sera crescendo.


8. L’avenir de Paroles de Démocratie

Gilbert Wayenborgh :
J’ai une question un peu plus personnelle. Que retenez-vous de Paroles de Démocratie ? Nous avons fait trois séries, avec une méthode qui, je pense, a surpris tout le monde. Qu’en pensez-vous ?

Paulette Gougeon :
Moi, j’ai trouvé que c’était bien. Je pense que c’est utile pour les habitants, pour les Lunellois et les Lunelloises, parce que cela leur permet de mieux comprendre le programme des candidats. Et puis, à travers ce type d’entretien, on voit aussi comment les personnes sont réellement : si elles paraissent honnêtes, si elles prennent des positions réalistes ou non.
Les questions du public, c’est aussi très intéressant. Finalement, c’est quelque chose qui aurait même pu servir à construire un programme.
Donc oui, je pense que c’est quelque chose à continuer.

Gilbert Wayenborgh :
Vous êtes d’accord pour dire qu’il faut continuer ?

Paulette Gougeon :
Oui, tout à fait.


9. Message final de Paulette Gougeon

Paulette Gougeon :
Écoutez, vous me connaissez. Cela fait 18 ans que je suis sur le terrain, 18 ans que je suis à votre écoute, que je suis proche de vous, que je fréquente les commerces, que je consomme en cœur de ville, que je travaille à Lunel, que j’habite à Lunel. Je me suis mariée à Lunel, j’y ai eu mes deux enfants, et je continue à aimer cette ville.

Je me suis engagée depuis 18 ans, et je continuerai à m’engager. Vous savez comment je suis : je suis quelqu’un de bosseuse, de sincère, d’honnête. Quand je dis quelque chose, je le fais.

Nous avons un programme de 50 mesures. Ce n’est peut-être pas énorme en nombre, mais ce sont des mesures concrètes, réalisables, et non pas irréalistes.

Alors venez voter. Exprimez-vous, c’est très important, parce qu’après, vous pourrez aussi critiquer. Je vous donne rendez-vous le 15 mars. J’espère qu’il fera beau, mais pas trop, pour que vous ne partiez pas tous à la plage. En tout cas, déplacez-vous, venez voter, et votez Paulette Gougeon.

Mon parti, c’est Lunel. Un parti dans la continuité de Pierre Soujol, qui était un ami très proche et très cher.


Gilbert Wayenborgh :
Merci beaucoup Paulette Gougeon. Et je vous donne rendez-vous, à vous aussi, le 15 mars avec Paroles de Démocratie. Nous serons directement en mairie, nous vous passerons les résultats et nous essaierons aussi de recueillir les premières impressions des différents candidats.

Paulette Gougeon :
Merci beaucoup.

Gilbert Wayenborgh :
À très bientôt.

Paulette Gougeon :
À très vite.