TV Lunel lance « D’ici et d’Ailleurs », une nouvelle émission présentée par Gilles Bonnière-Soto. Le principe : partir à la rencontre de celles et ceux qui vivent aujourd’hui sur le territoire lunellois mais dont l’histoire a commencé ailleurs. Pour cette première émission, Astrid Grützky nous emmène de Düsseldorf à la Petite Camargue, en passant par Paris.
Il y a ceux qui sont nés ici. Et puis il y a ceux qui, au gré d’une rencontre, d’un travail, d’un amour ou parfois simplement du hasard, ont un jour posé leurs valises sur le territoire de Lunel.
C’est à ces parcours que TV Lunel souhaite donner la parole avec « D’ici et d’Ailleurs », la nouvelle émission de Gilles Bonnière-Soto.
Pour ce premier numéro, direction l’Allemagne avec Astrid Grützky, née à Düsseldorf et aujourd’hui installée dans le Lunellois.
De Düsseldorf au rêve français
Astrid est née à Düsseldorf, sur les bords du Rhin, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Elle grandit à quelques kilomètres de là, à Erkrath, dans la région du Néandertal.
Son histoire avec la France commence pourtant très tôt.
À seulement 14 ans, elle participe à un échange scolaire et séjourne dans une famille à Paris. Elle découvre la capitale, la langue, mais surtout une autre manière de vivre.
L’expérience marque profondément l’adolescente. Une conviction commence alors à germer : un jour, elle vivra en France.
Le projet mettra quelques années avant de devenir réalité.
L’amour et le choix de la France
La rencontre avec celui qui deviendra son mari va finalement accélérer les choses.
Lorsqu’il faut décider où construire leur vie commune, plusieurs possibilités existent : l’Allemagne ou la France.
Le couple choisit finalement de se retrouver en région parisienne.
Astrid quitte alors son pays avec sa voiture et ses valises. L’intégration professionnelle se fait rapidement puisqu’elle trouve, avant même son arrivée, un emploi d’assistante commerciale pour le marché allemand.
Une nouvelle vie commence.
Mais Paris ne sera qu’une étape.
Direction le Sud
Le mari d’Astrid a grandi dans le Sud de la France et le climat méditerranéen finit par lui manquer.
Une nouvelle question se pose donc au couple : où aller ?
Astrid ne souhaite pas s’installer directement à Perpignan, où son mari possède déjà toutes ses attaches. Tous deux préfèrent découvrir ensemble un nouveau territoire.
Le choix se porte progressivement sur les environs de Montpellier.
Et c’est finalement une rencontre qui va les conduire jusqu’au territoire lunellois.
Un ami de son mari habitant dans le secteur leur trouve rapidement une petite maison à louer à Saint-Just, à quelques kilomètres de Lunel.
Le hasard vient de décider d’une partie de leur histoire.
Des taureaux pour comité d’accueil
L’arrivée dans le Lunellois réserve cependant une surprise à Astrid.
Le couple emménage au mois d’août, en pleine période de fête votive.
Astrid découvre alors quelque chose qu’elle ne connaissait absolument pas : les taureaux et les traditions camarguaises.
La première rencontre est plutôt impressionnante.
À peine installée à Saint-Just, elle se rend sur la place du village et voit arriver les taureaux.
« Qu’est-ce qui se passe ici ? », se demande-t-elle alors.
Mais cette découverte de la culture locale s’accompagne surtout d’un souvenir beaucoup plus humain : celui de l’accueil des voisins.
Très rapidement, ceux-ci invitent le couple à participer à la fête et lui font découvrir les traditions locales.
Une manière particulièrement efficace de faire connaissance avec son nouveau territoire.
Une vie qui se construit ici
Aujourd’hui, Astrid apprécie notamment ce que permet le climat du Sud : vivre dehors.
Le vélo, la proximité de la mer, les promenades sur la plage, y compris en hiver, font désormais partie de son quotidien.
Cela ne signifie pas pour autant oublier l’Allemagne.
Lorsque Gilles Bonnière-Soto lui demande si elle se sent vraiment chez elle ici, sa réponse résume probablement tout le sens de cette première émission :
Astrid a deux maisons.
Il y a celle de ses parents et de sa famille en Allemagne.
Et puis il y a celle qu’elle a construite ici avec son mari, ses enfants, son travail, ses amis et ses habitudes.
« D’ici, de là-bas ou des deux ? »
La question revient naturellement au cours de l’émission.
Astrid est-elle aujourd’hui d’ici, de là-bas… ou des deux ?
La réponse est immédiate :
« Les deux. »
Cette double culture se manifeste jusque dans les petits détails du quotidien.
Astrid raconte ainsi qu’elle cherche parfois ses mots aussi bien en allemand qu’en français. Même sa liste de courses peut finir écrite dans les deux langues.
Une situation parfois perturbante, reconnaît-elle, mais qui représente surtout une richesse :
elle possède désormais deux cultures.
Transmettre ses racines
Cette double appartenance pose également la question de la transmission aux enfants.
Astrid souhaite notamment leur transmettre la langue allemande, mais aussi certaines valeurs auxquelles elle reste attachée : la convivialité, le respect entre les générations ou encore une certaine attention portée à l’environnement commun.
Car vivre ailleurs ne signifie pas effacer ce que l’on était auparavant.
Au contraire, le parcours d’Astrid montre comment plusieurs cultures peuvent progressivement se rencontrer et cohabiter dans une même histoire.
Une nouvelle émission consacrée aux parcours de vie
C’est précisément l’ambition de « D’ici et d’Ailleurs ».
À travers ses invités, Gilles Bonnière-Soto souhaite comprendre comment des femmes et des hommes venus d’autres régions de France ou d’autres pays sont arrivés jusqu’à Lunel et ses environs.
Pourquoi sont-ils venus ?
Qu’ont-ils découvert en arrivant ?
Qu’est-ce qui leur manque de leur région ou de leur pays d’origine ?
Qu’ont-ils adopté de la culture locale ?
Et, après plusieurs années, où se trouve finalement leur « chez eux » ?
Autant de questions qui permettent également de raconter Lunel et son territoire à travers celles et ceux qui ont choisi d’y construire une partie de leur vie.
Pour terminer chaque rencontre sur une note plus personnelle, l’invité se prête aux « 10 coups de cœur », une série de questions auxquelles il faut répondre presque spontanément.
Pour Astrid, les réponses parlent d’elles-mêmes : la famille reste ce qui lui manque le plus de l’Allemagne, les taureaux constituent l’un des souvenirs les plus marquants de son arrivée dans le Sud et, lorsqu’il faut résumer la région, un mot finit par s’imposer :
Camargue.
Une belle manière d’ouvrir cette nouvelle série de portraits.
« D’ici et d’Ailleurs » est à retrouver sur TV Lunel, avec chaque mois une nouvelle histoire et un nouveau parcours.
