Invité de l’émission Lunel-Hebdo animée par Gilles Bonnière Soto, Alexandre Fort a partagé son parcours de dessinateur et dévoilé un monde médiéval-fantaisie peuplé de créatures originales. Rencontre avec un artiste lunellois qui fait du dessin un véritable langage émotionnel.
Du dessin d’enfant à une vocation artistique
Comme beaucoup de créatifs, tout commence dans l’enfance. Alexandre Fort se souvient de ses premiers essais, vers l’âge de sept ou huit ans, lorsqu’il tentait de recopier un personnage du film Pocahontas.
Ce besoin de reproduire, puis d’inventer, devient rapidement une passion durable. À l’adolescence, l’influence des mangas — notamment Dragon Ball — nourrit son imaginaire et l’amène progressivement à créer ses propres personnages.
Au fil des années, le dessin cesse d’être une simple activité : il devient un terrain d’exploration artistique, un espace où l’imagination prend le dessus sur le modèle existant.
Un univers médiéval-fantaisie peuplé de créatures originales
Aujourd’hui, Alexandre Fort développe un monde imaginaire inspiré du médiéval fantastique, mêlant folklore, mythologie et inventions personnelles.
Ses créations portent des noms singuliers — Lavadogo, Gouniafiers, Asticrocs — et évoluent dans un univers sombre mais teinté d’humour et de poésie.
Plutôt que de raconter une histoire linéaire, l’artiste propose des instants de vie illustrés, des scènes autonomes qui invitent le regardeur à imaginer lui-même la narration.
Chaque dessin devient alors une porte d’entrée vers un monde plus vaste encore en construction.














Le goût du détail et de l’observation
L’une des signatures d’Alexandre Fort réside dans l’attention portée aux détails.
Bibliothèques minutieusement dessinées, personnages cachés, petites scènes secondaires : ses illustrations se découvrent en plusieurs lectures, à la manière d’un film que l’on revoit pour en saisir toutes les subtilités.
Cette approche ludique rappelle certains codes du manga ou de l’illustration narrative, où l’arrière-plan raconte autant que le premier plan.
Entre technique traditionnelle et outils numériques
Fidèle au dessin sur papier, Alexandre travaille principalement au crayon et aux liners fins, privilégiant le geste manuel et la spontanéité.
Il utilise néanmoins une tablette graphique pour la mise en couleur ou certains projets, preuve d’un équilibre entre tradition artistique et technologies actuelles.
Pour lui, l’essentiel reste ailleurs : le plaisir de créer et la liberté de laisser venir l’inspiration, sans contrainte de planning.
Ephy, un personnage hommage au cœur du projet
Parmi ses créations, un personnage se distingue : Ephy
Né en 2014, il rend hommage à son père disparu et incarne aujourd’hui le futur héros d’un projet plus ambitieux : une bande dessinée, voire à long terme un univers animé.
Ce passage de l’illustration isolée à la narration continue marque une nouvelle étape dans le parcours de l’artiste.
Une présence locale et un message aux jeunes créateurs
Alexandre Fort poursuit son développement artistique entre Lunel, Montpellier et Nîmes.
Il sera notamment présent à l’événement Asia Tsuki à l’Espace Castel, où il tiendra un stand et animera des ateliers dessin.
Son message aux jeunes Lunellois est simple :
créer avant tout pour le plaisir, sans chercher la perfection.
Car le dessin, rappelle-t-il, reste avant tout un moyen d’expression accessible à tous.
