Un artiste contemporain émergent, originaire de Lunel, transforme des objets industriels destinés à être jetés en véritables œuvres d’art. Rencontre avec Jordan Darancy, fondateur de Baril Factory, invité de Lunel-Hebdo.
Un artiste contemporain au parcours singulier
Dans ce nouvel épisode de Lunel-Hebdo, animé par Gilles Bonnière Soto, TV Lunel reçoit Jordan Darancy, un artiste contemporain émergent dont le travail attire aujourd’hui l’attention bien au-delà du territoire lunellois.
Jordan se définit avant tout comme un artiste contemporain, autant par les techniques qu’il utilise que par les thèmes qu’il aborde. Son univers est profondément influencé par le street art, une esthétique urbaine faite de couleurs vives, d’effets “destroy”, de superpositions, d’éclats et de matières marquées par le temps.
Mais contrairement à ce que l’on pourrait croire, Jordan ne se considère pas comme un graffeur. Son travail ne s’inscrit pas dans l’art mural ou le graffiti de rue, mais dans une démarche artistique beaucoup plus proche de l’œuvre d’art contemporaine sur support détourné.
Diffusion : 22 Janvier 2025 à 19h
Donner une seconde vie à des objets sans valeur
La particularité de son travail réside dans le choix de ses supports.
Barils industriels, planches de skateboard, sculptures en résine, ours décoratifs, renards, gorilles, Playmobil grand format… Jordan transforme des objets initialement destinés à ne plus avoir aucune valeur en pièces artistiques uniques et numérotées.
Tout commence souvent par une intuition. Lorsqu’il découvre un objet, il se demande immédiatement s’il est possible de lui offrir une seconde vie, une nouvelle identité, une émotion différente.
Cette démarche s’inscrit naturellement dans une logique de recyclage artistique, en phase avec les enjeux actuels de réemploi et de transformation des matériaux.
Une création guidée par l’instinct et l’émotion
Chez Jordan Darancy, il n’existe pas de méthode figée.
Parfois, l’idée naît avant même d’avoir le support.
D’autres fois, c’est l’objet lui-même qui déclenche l’inspiration.
L’artiste fonctionne beaucoup au feeling. Certaines œuvres peuvent être réalisées rapidement, tandis que d’autres restent plusieurs mois, voire plus d’un an, à l’état de projet avant de voir le jour. L’inspiration ne se commande pas.
Pour l’aider, Jordan peut réaliser des maquettes numériques, non pas pour figer le résultat final, mais pour se donner une direction artistique. L’œuvre finale, elle, évolue souvent en cours de création.
Des œuvres sur commande… mais jamais sans sens
La majorité de ses réalisations actuelles sont issues de commandes privées :
collectionneurs, passionnés d’art, amateurs de street culture ou clients souhaitant une pièce totalement personnalisée.
Chaque commande débute par un échange approfondi.
Certaines personnes donnent carte blanche, d’autres imposent des thèmes, des couleurs ou des contraintes techniques.
Jordan adapte alors ses techniques : pochoirs, peintures acryliques, marqueurs, collages, superpositions… Il se décrit lui-même comme un caméléon artistique, capable de s’adapter tout en conservant son identité visuelle.
Lorsqu’il estime ne pas être capable de réaliser une demande à 100 %, il préfère refuser plutôt que de livrer une œuvre qui ne le satisferait pas artistiquement.
L’art comme vecteur de message
Au-delà de l’esthétique, Jordan revendique une vision engagée de l’art.
Certaines de ses œuvres abordent des faits de société, des événements marquants ou des symboles culturels forts. Pour lui, l’art n’est pas seulement fait pour être beau, mais aussi pour faire réagir, questionner et provoquer une émotion.
Qu’elle soit positive ou négative, l’émotion est essentielle.
Une œuvre qui laisse indifférent est, selon lui, une œuvre ratée.
Une reconnaissance qui dépasse Lunel
Grâce aux réseaux sociaux, devenus son principal outil de diffusion, Jordan Darancy a progressivement construit une véritable communauté autour de Baril Factory.
Son travail séduit aujourd’hui bien au-delà du territoire local :
France, Allemagne, Pays-Bas, Monaco, Dubaï… et bientôt les États-Unis, avec des contacts à Las Vegas et Los Angeles.
Certaines œuvres, inspirées de la culture populaire ou du sport, comme le basketball américain, trouvent naturellement leur public à l’international.
Toutes les créations sont réalisées dans son atelier, puis expédiées à l’étranger après un long processus d’échanges avec les clients.
Une démarche artistique assumée et structurée
Chaque œuvre est numérotée, signée et certifiée, à la manière d’un tableau d’artiste.
Jordan ne souhaite pas produire de simples objets décoratifs, mais bien des pièces d’art à part entière, pensées pour durer et intégrer des collections privées.
Son objectif est clair : inscrire son travail dans le temps, tout en continuant à expérimenter de nouveaux supports et de nouveaux univers.
Parmi ses projets à venir figurent notamment des œuvres autour de figures emblématiques de la culture musicale et sportive, comme Kurt Cobain, Queen ou Charles Leclerc, ainsi que des créations inspirées de l’univers du jeu vidéo.
Où découvrir son travail ?
Jordan Darancy invite le public à découvrir son univers sur les réseaux sociaux :
👉 Baril Factory sur Facebook et Instagram
Il y partage ses créations, ses projets en cours et les coulisses de son travail artistique.







🎥 Lunel-Hebdo
Une émission de TV Lunel qui met en lumière les talents, les parcours et les initiatives qui font vivre le territoire.
