À la sortie du cinéma Athénée, les sourires en disent long. Quelques instants après l’annonce du palmarès du Festi’Films 2026, les jeunes réalisateurs du court-métrage Vertige reviennent sur plusieurs mois de travail, tandis que Souad Gimenez, adjointe déléguée à la Jeunesse, livre son regard sur une édition riche en émotions et en promesses pour le cinéma local.
Le soulagement et la fierté de l’équipe de « Vertige »
L’annonce des résultats vient tout juste de tomber lorsque l’équipe du court-métrage Vertige accepte de revenir sur cette aventure humaine et artistique.
Derrière ce film se cache plusieurs mois de travail. De l’écriture du scénario aux repérages, en passant par l’organisation du tournage puis le montage, les jeunes réalisateurs expliquent avoir consacré une grande partie de leur année scolaire à faire vivre leur projet.
Mais tout ne s’est pas déroulé comme prévu. À seulement quelques jours de la date limite de remise des films, l’équipe perd son montage et doit reprendre une partie du travail dans l’urgence. Une mésaventure qui rend aujourd’hui leur présence au palmarès encore plus symbolique.
Un film engagé sur un sujet de société
Au-delà de la récompense, Vertige porte un message fort.
Le court-métrage aborde la question des violences et des agressions sexuelles à travers une approche sensible, avec la volonté de susciter la réflexion et le dialogue.
Pour ses auteurs, le cinéma constitue avant tout un moyen d’expression. Une manière d’aborder des sujets parfois difficiles tout en racontant une histoire capable de toucher le public.
Même si chacun poursuivra désormais son propre parcours, tous souhaitent conserver un lien avec la création audiovisuelle et continuer à développer leur passion pour le cinéma.
« Il n’y a pas besoin de millions pour provoquer des émotions »
Quelques mètres plus loin, à la sortie du cinéma Athénée, Souad Gimenez partage elle aussi son ressenti après les projections.
Très touchée par plusieurs films présentés durant cette édition, l’élue souligne la qualité du travail réalisé par les jeunes participants.
Pour elle, certaines œuvres n’ont rien à envier à des productions disposant de budgets bien plus importants.
« Il n’y a pas besoin de millions pour donner autant d’émotions », résume-t-elle, saluant des films capables d’aborder avec justesse des thèmes comme la mémoire, les violences ou encore les relations humaines.
Donner la parole aux jeunes créateurs
Souad Gimenez insiste également sur l’importance de permettre aux jeunes de raconter leurs histoires.
Grâce aux outils numériques qu’ils maîtrisent aujourd’hui, ils peuvent écrire, tourner et monter leurs propres films tout en développant leur créativité.
Le Festi’Films leur offre ainsi une véritable scène d’expression où chacun peut présenter son regard sur le monde et partager ses émotions avec le public.
Le Festi’Films confirme son rôle culturel à Lunel
Au fil des éditions, le Festi’Films s’impose comme un rendez-vous incontournable de la vie culturelle lunelloise.
En réunissant jeunes réalisateurs, passionnés de cinéma, enseignants, familles et partenaires, le festival contribue à faire émerger de nouveaux talents et à valoriser la création locale.
Les réactions recueillies à la sortie du cinéma Athénée témoignent d’ailleurs de cette réussite : derrière chaque court-métrage se trouvent des mois d’investissement, des convictions et l’envie de raconter des histoires qui trouvent un véritable écho auprès du public.
