Après avoir reçu trois associations sur la terrasse de O Vin Cochon, cours Gabriel-Péri à Lunel, Gilles Bonnière-Soto a réservé une dernière surprise aux spectateurs de Lunel’Asso : inviter Gilbert Wayenborgh, responsable éditorial et technique de TV Lunel, pour dresser un premier bilan de cette session réalisée en direct et en public.
Trois invités, plusieurs caméras, des micros, un public, des passants et l’animation naturelle du centre-ville : cette nouvelle émission de Lunel’Asso représentait un véritable test grandeur nature pour TV Lunel.
Après les interviews de Safia Akermi pour Arts & Cultures, de Catherine Nelcha pour les Petits Frères des Pauvres et de Jean-François Astruc pour les Restos du Cœur, Gilles Bonnière-Soto a demandé à Gilbert Wayenborgh de passer, à son tour, devant les caméras.
Une façon de revenir sur les coulisses de cette émission, mais aussi d’expliquer pourquoi TV Lunel souhaite poursuivre cette formule en extérieur.
Une émission installée au cœur de la ville
Lunel’Asso est réalisée depuis la terrasse de O Vin Cochon, cours Gabriel-Péri, face aux Halles de Lunel.
Ce choix permet de sortir du studio traditionnel pour aller directement à la rencontre des habitants, des associations et des acteurs locaux.
Les émissions sont ainsi enregistrées dans un lieu vivant, au milieu des passants et dans l’ambiance du centre-ville.
Cette installation rend également TV Lunel beaucoup plus visible.
Les habitants peuvent découvrir les caméras, observer la réalisation d’une émission et parfois assister directement aux interviews.
Pour la terrasse, cette présence apporte également une animation supplémentaire et contribue à faire du lieu un espace de rencontre.
Le direct, une expérience différente
Réaliser une émission en direct impose toutefois de nouvelles contraintes.
Une fois l’horaire annoncé, il faut démarrer, même si un invité arrive au dernier moment, si une batterie doit être remplacée ou si un réglage technique demande encore à être ajusté.
C’est précisément ce qui fait la particularité du direct.
Comme l’explique Gilbert Wayenborgh pendant le débrief, cette situation provoque toujours un peu d’adrénaline :
« Quand il faut y aller, il faut y aller. »
Cette spontanéité donne également une autre énergie aux échanges.
Les interviews ne sont plus seulement enregistrées dans un environnement maîtrisé. Elles se déroulent dans la ville, avec ses bruits, ses mouvements et ses imprévus.
Des difficultés techniques qui font aussi progresser
Cette première session en direct sur la terrasse a permis de valider le concept, mais aussi d’identifier plusieurs améliorations à apporter.
La gestion du son représente notamment l’un des principaux enjeux d’une émission réalisée en extérieur.
Les voix peuvent être très différentes d’un invité à l’autre, tandis que le bruit ambiant varie constamment.
Certaines interventions ont donc nécessité l’ajout de sous-titres afin d’améliorer leur compréhension.
TV Lunel souhaite désormais renforcer son dispositif audio afin de pouvoir ajuster plus facilement les niveaux des microphones pendant les prochaines émissions.
Ces difficultés ne remettent pas en cause le format. Elles font partie d’une démarche d’expérimentation et d’amélioration continue.
Chaque émission permet d’affiner l’installation et de rendre le dispositif plus fiable.
Donner une habitude aux spectateurs
Pour qu’un direct fonctionne, il ne suffit pas d’allumer les caméras.
Il faut également donner un rendez-vous régulier au public.
L’objectif de Lunel’Asso est donc d’installer progressivement une habitude : retrouver l’émission le samedi matin, depuis la terrasse de O Vin Cochon.
Les associations peuvent venir y présenter leurs activités, leurs projets, leurs besoins en bénévoles ou leurs événements à venir.
Le format reste volontairement simple et convivial : une discussion autour d’un café, devant les caméras et au contact direct du public.
Une émission ouverte aux associations et aux bénévoles
Lunel’Asso est avant tout une tribune offerte au tissu associatif local.
Les présidents, responsables, bénévoles ou représentants d’associations peuvent contacter TV Lunel afin de présenter leurs actions.
Mais l’émission constitue également une porte d’entrée pour les personnes qui souhaitent découvrir les métiers de l’audiovisuel.
Lors de cette session, la réalisation a notamment été confiée à une jeune bénévole qui participait à son premier direct.
Une manière concrète de montrer que la télévision locale peut aussi être un espace d’apprentissage et de transmission.
TV Lunel recherche régulièrement des personnes intéressées par la vidéo, le journalisme, la réalisation ou la technique.
Un studio TV éphémère pour les associations… et les entreprises
Ce débrief permet également de montrer une autre dimension du dispositif.
Le plateau installé sur la terrasse n’est pas seulement utile pour produire Lunel’Asso.
Il constitue aussi une démonstration réelle des possibilités offertes par le studio TV éphémère de TV Lunel.
Le même principe peut être déployé lors d’un événement, d’un salon, d’une conférence, d’un séminaire ou au sein d’une entreprise.
L’installation permet de produire des interviews, des émissions multicaméras et des contenus en direct, tout en créant une véritable animation autour du plateau.
TV Lunel devient ainsi à la fois un média territorial et une vitrine des savoir-faire audiovisuels développés par son équipe.
Un format appelé à évoluer
Cette première expérience sur la terrasse confirme donc l’intérêt de Lunel’Asso.
Le lieu donne davantage de visibilité à TV Lunel, valorise les associations invitées et participe à l’animation du centre-ville.
Le dispositif doit encore évoluer sur certains aspects techniques, notamment le son, mais le principe est désormais validé.
D’autres émissions, directs et reportages pourront également être réalisés dans les communes environnantes, au gré des événements et des rencontres.
Avec Lunel’Asso, TV Lunel ne se contente plus de raconter la vie locale.
Elle installe directement son plateau au cœur de celle-ci.
