Dans cette émission de la série Paroles de Démocratie, Stéphane Dalle, tête de liste « Lunel plus fort », expose sa vision pour l’avenir de la ville. Son projet repose sur une idée centrale : rendre Lunel plus solide face aux défis économiques, sociaux et climatiques des prochaines décennies.

Il organise son programme autour de plusieurs principes structurants : restaurer la fierté des habitants, renforcer la robustesse du territoire et créer les conditions d’une émancipation par la culture, la santé, l’innovation et l’attractivité.

Son projet s’inscrit clairement dans la continuité de la feuille de route engagée sous le mandat de Pierre Soujol, qu’il dit vouloir prolonger et amplifier.

« Restaurer de la fierté, être solides, être robustes, pour pouvoir ensuite nous émanciper et rêver. »


Une méthode de gouvernance fondée sur la compétence et la concertation

Stéphane Dalle insiste particulièrement sur la méthode de gouvernance qu’il souhaite mettre en place. Son approche repose sur plusieurs principes : la compétence des équipes, la coconstruction avec les habitants, l’écoute et une prise de décision structurée.

Il décrit une méthode proche d’une démarche scientifique : observer, consulter les experts, expérimenter lorsque c’est nécessaire, puis arbitrer.

Dans sa vision, la proximité avec la population reste importante, mais elle doit être complétée par une gouvernance collective et structurée.

« La proximité est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante. Ce qu’il faut, c’est un large rassemblement. »


Une continuité assumée avec la transformation engagée

Ancien premier adjoint de Pierre Soujol, Stéphane Dalle revendique clairement l’héritage de la transformation engagée ces dernières années à Lunel.

Il estime que la ville a entamé une mutation importante, notamment avec la rénovation du centre-ville et les projets de réaménagement urbain. Son objectif est de poursuivre cette dynamique tout en l’élargissant à l’ensemble du territoire communal.

Pour lui, l’enjeu n’est pas de rompre avec le passé mais de renforcer et amplifier la transformation déjà engagée.

« La feuille de route, elle est très claire. Elle m’a été transmise par Pierre Soujol et nous allons continuer à l’amplifier. »


La robustesse comme concept central du projet

Le concept de robustesse constitue le cœur de son discours. Pour Stéphane Dalle, une ville robuste est une ville capable de faire face aux crises, de s’adapter aux transformations économiques et climatiques, et de protéger ses habitants.

Cette robustesse doit permettre à la ville de mobiliser ses ressources internes, d’anticiper les défis futurs et de se projeter dans un avenir plus ambitieux.

Dans cette vision, la robustesse constitue la première étape avant une phase d’émancipation et de rayonnement culturel et économique.

« Comment rend-on la ville plus forte, beaucoup plus robuste face aux défis ? »


La sécurité comme condition de la liberté

Comme plusieurs autres candidats, Stéphane Dalle place la sécurité au cœur de son programme. Il considère qu’il ne peut y avoir de liberté ni d’émancipation si les habitants ne se sentent pas en sécurité.

Parmi les mesures évoquées figurent l’augmentation des effectifs de la police municipale, le renforcement de la présence 24 heures sur 24, le doublement des brigades de nuit et le développement du centre de supervision urbaine.

Il évoque également la dimension humaine de la sécurité, en prenant en compte l’isolement ou la détresse morale de certains habitants.

« Il n’y a pas d’émancipation, il n’y a pas de liberté si nous ne sommes pas en sécurité. »


Un projet financier présenté comme réaliste

Stéphane Dalle insiste également sur le sérieux budgétaire de son programme. Il affirme que celui-ci a été chiffré et qu’il peut être réalisé sans augmentation des impôts locaux.

Selon lui, l’ensemble des projets représenterait environ 36 à 40 millions d’euros d’investissement sur cinq ans, soit environ six millions d’euros par an.

Il met en avant la nécessité de rationaliser certaines dépenses et d’améliorer la gestion énergétique et technologique des bâtiments municipaux.

« Nous avons chiffré le projet sans augmenter les impôts locaux. »


La santé comme levier stratégique pour la ville

La santé constitue l’un des axes les plus originaux de son programme. Stéphane Dalle souhaite faire de Lunel un territoire attractif pour les professionnels de santé et les formations médicales.

Il évoque notamment la création d’une antenne universitaire de médecine sur le site de l’ancien hôpital, afin de renforcer l’accès aux soins et d’attirer de nouvelles compétences sur le territoire.

Pour lui, la santé peut devenir à la fois un service essentiel pour les habitants et un levier d’attractivité économique.

« La santé est un levier de développement économique. »


Développement économique et innovation

Le développement économique constitue un autre pilier du projet. Stéphane Dalle souhaite renforcer l’autonomie économique du territoire en favorisant l’installation de nouvelles activités.

Il évoque notamment la création de nouvelles zones d’activité, l’accueil d’entreprises innovantes et le développement de filières liées aux biotechnologies.

L’objectif est de créer davantage de richesses locales afin de renforcer l’indépendance économique de la ville.

« Il faut créer des richesses supplémentaires pour pouvoir s’émanciper et maîtriser notre destin. »


L’écologie et l’adaptation climatique

Dans son programme, l’écologie est abordée comme un élément de robustesse du territoire. Stéphane Dalle insiste sur la nécessité d’adapter la ville au changement climatique.

Parmi les mesures évoquées figurent la plantation d’arbres, le verdissement des entrées de ville, l’adaptation des écoles aux fortes chaleurs et l’utilisation de la donnée pour mieux anticiper les phénomènes climatiques.

Il imagine une ville capable de s’appuyer sur la technologie et l’expertise scientifique pour anticiper les défis environnementaux.

« Il va falloir connecter la ville pour qu’on puisse avoir un maximum de données pour anticiper. »


L’art, la culture et l’histoire comme vecteurs d’émancipation

Après la phase de robustesse, Stéphane Dalle imagine une phase d’émancipation fondée sur la culture et l’histoire locale.

Il propose notamment la création d’une cité des arts sur le site de l’ancien hôpital, qui pourrait accueillir des activités artistiques, des espaces pour la jeunesse et des initiatives culturelles.

Selon lui, l’histoire et les traditions de Lunel peuvent constituer un levier important pour renforcer l’identité et le rayonnement de la ville.

« L’avenir de Lunel est dans son histoire. »


Le centre-ville comme priorité immédiate

Pour le début de mandat, Stéphane Dalle identifie le commerce et l’animation du centre-ville comme une priorité.

Il propose notamment un plan d’urgence pour les commerçants, une relance de l’animation urbaine et une réflexion sur la question du stationnement.

Son objectif est de garantir plusieurs jours forts d’animation chaque semaine afin de recréer une dynamique commerciale.

« Il faut absolument un plan d’urgence commerce. »


Une vision de Lunel tournée vers l’anticipation

À long terme, Stéphane Dalle imagine une ville plus intelligente, plus connectée et mieux préparée aux transformations du futur.

Il évoque notamment l’usage de la technologie, de la donnée et de l’intelligence collective pour anticiper les crises climatiques, les évolutions démographiques et les besoins économiques.

« Il va falloir prévoir l’imprévisible. »


Ce qu’il faut retenir de l’intervention de Stéphane Dalle

À travers cette émission de Paroles de Démocratie, Stéphane Dalle propose un projet municipal qui s’inscrit dans la continuité de la transformation engagée à Lunel, tout en cherchant à renforcer la solidité et l’adaptabilité de la ville.

Son programme repose sur plusieurs priorités : sécurité, santé, développement économique, adaptation climatique et rayonnement culturel.

Son style politique se distingue par une approche méthodologique et conceptuelle, centrée sur la gouvernance, l’anticipation et la capacité de la ville à affronter les défis futurs.

« Il est permis de rêver tout en étant sérieux. »