PAROLES DE DÉMOCRATIE

Série : 2
Candidat : Stéphane Dalle
Intervieweur : Gilbert Wayenborgh
Durée : 30 minutes
Lieu : Studio TV Lunel

Introduction

Gilbert Wayenborgh :
Bonjour et bienvenue dans Parole de Démocratie. Vous verrez à côté de la vidéo un QR code. Scannez-le, comme cela vous pourrez poser des questions aux différents candidats lors de la troisième série.

Aujourd’hui, on va parler du programme, et j’ai le plaisir d’accueillir Stéphane.

Stéphane Dalle :
Bonsoir.

Gilbert Wayenborgh :
Bonsoir Stéphane.

Stéphane Dalle :
Bonsoir, merci. Merci pour l’invitation.

Gilbert Wayenborgh :
Quel est le programme ?


Présentation générale du programme

Stéphane Dalle :
Le programme s’intitule Lunel plus fort, basé sur trois grands principes que l’on va reprendre, parce qu’il y a un vrai parti pris ce soir pour discuter et présenter aux Lunellois et aux Lunelloises, et vous présenter justement en avant-première ce projet qui va être largement distribué très prochainement.

On pourra rentrer dans les détails au moment de cette distribution, sous différentes formes. Mais là, l’idée, c’est de présenter la philosophie et la manière dont nous avons construit ce projet qui est devant moi, pour bien comprendre la démarche, la philosophie, et où nous voulons aller avec ce projet et l’avenir de Lunel.

Première chose : au moment de l’élection 2019-2020, en tant que premier adjoint de Pierre Soujol à cette époque-là, nous étions vraiment sur un projet très clair. Je vais faire court en disant : nous étions sur l’idée de restaurer de la fierté pour les Lunellois et les Lunelloises.

Notre projet est dans la logique de cette continuité : continuer à amplifier cette fierté, avec la métamorphose notamment du centre-ville, mais pas seulement, et surtout récupérer l’ensemble de la ville pour l’amener vers un avenir encore plus radieux.

L’idée, à partir de cette restauration de la fierté pour les Lunellois, c’est de construire un projet solide et sérieux, avec surtout une équipe de personnes utiles et compétentes au service d’un projet sérieux.

Nous avons passé beaucoup de temps à construire cette équipe, qui a été présentée cette semaine, avec des personnes utiles et compétentes, dans toutes les diversités, complètement apolitiques, et qui vont être au service de l’intérêt général pour mettre en œuvre ce projet.

L’idée est d’être au plus près. Cela fait vraiment partie du projet : être au plus près de la population, des citoyens et des citoyennes, en étant à l’écoute.


Proximité, rassemblement et gouvernance

Stéphane Dalle :
Le dialogue, cette vraie proximité, c’est essentiel. Mais la proximité n’est pas suffisante. Elle est nécessaire, mais elle n’est pas suffisante.

Ce qu’il faut, c’est avoir un large rassemblement. Donc un large rassemblement avec toutes les personnes que nous avons pu rassembler autour de ce projet, qui adhèrent complètement aux valeurs.

Et surtout, il faut une gouvernance moderne et apaisée.

Nous avons besoin d’apaisement. Nous avons bien vu que ces derniers temps, nous avons complètement perdu cette gouvernance apaisée. Donc nous, ce que nous proposons, c’est de la solidité, de la robustesse et une gouvernance complètement apaisée.

Cela fait véritablement partie du projet. La gouvernance qui va être mise en place est complètement moderne. Elle est basée sur le fait d’écouter, d’aller au plus près de notre population, ce que nous avons fait, mais pas seulement : on va continuer à le faire après, lorsque nous serons aux affaires, notamment en mobilisant et en sollicitant nos associations.

C’est absolument fondamental.

Il y a plus de 274 associations, je crois. Ce sont elles qui font vivre Lunel 365 jours par an. Donc il faut absolument aller voir ces personnes-là pour coconstruire avec elles, vérifier, expérimenter ensemble — cela, c’est mon côté scientifique — expérimenter ensemble les projets que nous imaginons et coconstruire véritablement, au plus près.


Méthode de construction du projet

Stéphane Dalle :
Il y a vraiment, encore une fois, une démarche scientifique. Comment construit-on un projet ?

Un projet se veut réaliste, sérieux, mais on ne peut le faire qu’avec des personnes utiles et compétentes autour de la table, et avec les experts.

L’idée est vraiment d’expérimenter avec toutes les personnes de l’équipe, mais aussi plus largement avec la population et nos associations, pour trouver ensemble la meilleure solution au problème qui est posé, pour construire le projet et prendre la bonne décision.

Bien évidemment, le maire prend la décision finale et assume complètement la décision, à condition qu’il ait pu réunir autour de la table tous les experts et toutes les expertes de la ville, et qu’il ait toutes les informations en pleine connaissance des enjeux.

À partir de là, on peut véritablement imaginer un projet robuste pour l’avenir de Lunel.

Donc restaurer de la fierté, c’est la continuité du projet Pierre Soujol. J’étais le premier adjoint, donc je connais la feuille de route. La feuille de route est très claire. Elle m’a été transmise par Pierre Soujol et nous allons continuer à l’amplifier.


Robustesse et adaptation aux nouveaux défis

Stéphane Dalle :
Le deuxième point, évidemment, c’est cette notion qui m’est vraiment chère, et j’en parle beaucoup : la robustesse.

Nous devons faire face à des aléas qui ont changé depuis cinq ans. Nous ne sommes plus dans la problématique de 2020, nous sommes dans la problématique de 2025, et nous avons de nouveaux enjeux, de nouveaux défis.

Comment rend-on la ville plus forte, beaucoup plus robuste face aux défis que nous avons devant nous ?

Dans la définition, être robuste, c’est être capable de s’adapter aux défis que nous avons à relever en mobilisant nos propres réserves.

Cette notion de robustesse est absolument fondamentale puisque c’est sur cette base, dans cette philosophie de la robustesse, que nous allons pouvoir définir les piliers solides, robustes, qui vont nous permettre, troisième point, de nous émanciper et de pouvoir rêver.

C’est ce que l’on construit aussi dans un projet de recherche. On part de l’existant, on le continue, on ajoute ce qui est véritablement robuste, et il y a toujours une partie qui permet de rêver et d’aller beaucoup plus loin.

La troisième partie est là pour s’émerveiller et aller beaucoup plus loin, pour émanciper.


Histoire de Lunel, attractivité et cité des arts

Stéphane Dalle :
L’attractivité du territoire vient aussi des différentes discussions que j’ai pu avoir avec différentes personnes.

Une grande phrase m’est revenue : en fait, l’avenir de Lunel est dans son histoire.

Nous avons depuis toujours sous les yeux l’histoire de Lunel. Elle n’a pas été assez mise en valeur. Et là, nous avons dans cette histoire des sources d’émancipation absolument considérables, basées sur l’art, sur la culture, sur l’émancipation, sur le commerce.

Donc, si nous sommes dans cette continuité : restaurer de la fierté, être solides, être robustes, protéger, identifier les fragilités, protéger les plus vulnérables, identifier les défis de demain et y faire face — la sécurité, le pouvoir d’achat, les finances, bien évidemment l’écologie, on va en reparler — à ces conditions-là, nous allons pouvoir coconstruire ensemble un Lunel et un avenir radieux et serein, avec notamment cette fameuse cité des arts, qui va rayonner au niveau départemental, régional, national, voire international.

Donc une équipe utile et compétente, avec toutes les responsabilités nécessaires. Cela, c’est très important : être utiles, mais surtout compétents.

Il a été choisi des personnes robustes et compétentes pour pouvoir mettre en place ce projet basé sur cette notion de robustesse.


Premier pilier : la sécurité

Stéphane Dalle :
La robustesse s’incarne à travers cinq piliers.

Le premier pilier, véritablement, c’est la sécurité.

Je ne vais pas rentrer dans le détail, je ne vais pas faire un catalogue à la Prévert aujourd’hui. Je renvoie au projet qui va être distribué, au site internet, au site Facebook, et puis moi-même maintenant, je vais venir directement au contact des habitants. Je suis déjà au contact, mais je vais aller faire du porte-à-porte, discuter, me faire challenger de manière très positive sur ce que nous proposons et coconstruire ensemble.

Donc le premier pilier, bien évidemment, c’est la sécurité.

Il n’y a pas d’émancipation, il n’y a pas de liberté si nous ne sommes pas en sécurité.

Évidemment, Lunel n’échappe pas à cette problématique. Il n’y a pas plus d’insécurité qu’ailleurs, mais on voit bien que le monde est en train de fluctuer beaucoup plus qu’avant, avec d’autres problématiques.

Donc il est évident qu’il va falloir amplifier encore la sécurité à Lunel, de manière classique, au niveau de la police municipale, puisque j’ai la chance d’avoir l’adjoint à la sécurité, qui mène la liste et qui a un bilan particulièrement remarquable sur la question.

Par exemple, augmenter les effectifs de la police municipale pour renforcer une présence 7 jours sur 7, 24 heures sur 24, notamment doubler les brigades de nuit, pour vraiment couvrir le territoire de manière majeure.

Également, pourquoi pas, un poste de police mobile.

Amplifier bien sûr nos réseaux de communication en lien avec le centre de supervision urbaine, mais aussi les caméras. Malheureusement, il faudra amplifier les caméras, qui ont fait leurs preuves et qui sont devenues particulièrement intelligentes, et qui nous permettront véritablement de sécuriser la population.

Mais la sécurité, ce n’est pas que cela. C’est aussi sécuriser toutes les personnes fragiles.

Donc on va aussi intervenir sur la détresse morale, sur l’isolement, protéger les enfants dans nos écoles du harcèlement, faire en sorte, véritablement, d’être exemplaires de ce point de vue-là, pour que notre population se sente bien sur son territoire, dans ses infrastructures et dans son rapport à l’autre.

C’est absolument fondamental.


Deuxième pilier : les finances et la fiscalité

Stéphane Dalle :
Le deuxième pilier, c’est le pilier des finances. Il est absolument primordial.

Ce que nous proposons, c’est un projet sérieux et fiable.

Une cinquantaine de propositions suffisantes, qui ont été budgétisées et qui seront financées par le budget actuel de notre ville.

Bien sûr, nous comptons sur la très bonne relation que nous avons avec l’agglomération du Pays de Lunel pour aller beaucoup plus loin sur des projets plus structurants, et parler directement aussi à nos institutions, à la fois départementales et nationales, pour aller plus loin.

Mais ce qui est important, c’est la crédibilité financière de ce projet.

Nous le revendiquons puisque nous l’avons chiffré : environ 6 millions d’euros par an, donc une quarantaine de millions d’euros sur cinq ans, 36 millions et quelques d’investissement, sans augmenter les impôts locaux.

Nous resterons sur cette base de manière très structurée.

Nous allons y arriver, bien évidemment, parce que nous allons rationaliser le fonctionnement. Nous allons aussi faire des économies évidentes. Il y a des pistes d’économies que je connais, que l’on peut faire sans nuire à l’efficacité du service public.

Nous allons également rationaliser la gestion de nos bâtiments publics, les connecter avec de l’intelligence, et utiliser aussi des sources énergétiques qui vont nous permettre d’avoir des économies.

L’objectif est de protéger les Lunellois et les Lunelloises sans augmenter les impôts, et proposer quelque chose d’absolument crédible, sans multiplier les propositions irréalistes.

Donc là, véritablement, le pilier de la fiscalité est très important.

Nous nous y engageons, et c’est une promesse que nous tiendrons.


Troisième pilier : la santé

Stéphane Dalle :
Le troisième pilier, c’est le pilier de la santé.

Ce n’est pas forcément une compétence directe de la ville, mais c’est devenu la priorité numéro un, voire la priorité numéro deux par rapport à la sécurité.

La santé est absolument primordiale.

Et là, j’ai évolué dans ma façon de voir la santé.

Bien évidemment, il faut continuer à favoriser l’accès aux soins pour tous, en toute équité. Mais on doit aller beaucoup plus loin.

L’idée est d’être complètement attractifs en lien avec la faculté de médecine de Montpellier, pour créer une antenne universitaire à Lunel, notamment sur le site de l’ancien hôpital, pour pouvoir former des médecins directement sur le bassin lunellois.

Cela permettrait d’assurer une continuité, voire une amplification de l’accès aux soins, rompre avec l’isolement pour les personnes âgées, et bien grandir, bien vieillir et s’émanciper.

Nos professionnels de santé, pour avoir discuté avec eux — je les rencontre tous les jours, encore ce matin j’étais à l’hôpital — souhaitent venir s’installer sur le territoire, à condition qu’ils aient des plateformes technologiques et qu’ils soient en lien avec l’université.

À ces conditions-là, bien sûr, avec les mobilités douces, les infrastructures et l’art de vivre sur notre Pays de Lunel, ils sont prêts à venir. Encore faut-il pouvoir les accueillir de manière correcte.

Ce qui est important aussi, c’est que la santé est un levier de développement économique.

Pour avoir discuté avec nos entrepreneurs et nos entreprises, j’ai découvert que la santé est aussi un moyen d’attractivité du territoire.

Les entreprises vont d’autant plus venir s’implanter que leurs salariés pourront bénéficier d’un accès aux soins.

C’est une vraie attractivité du territoire.

Donc nous allons faire valoir cette santé comme un levier de robustesse, mais également d’attractivité économique.


Quatrième pilier : le développement économique

Stéphane Dalle :
Le pilier suivant, c’est bien sûr l’économie.

Il va falloir créer des richesses supplémentaires pour pouvoir s’émanciper et maîtriser absolument notre destin.

Là, bien évidemment, le développement économique, dont je suis moi-même le premier vice-président à l’heure actuelle de l’agglomération, est central.

Nous voulons une zone d’activité économique totalement connectée à nos réseaux autoroutiers.

Il faudra bien sûr être très vigilants sur l’emplacement de cette zone économique pour respecter les principes même de l’écologie. Il faudra donc être en concertation pour être en accord avec la faune et la flore de notre territoire.

Mais rien n’est incompatible. Il faut un développement économique coordonné, lié à la santé, très certainement aux biotechnologies, parce que l’idée est d’importer la médecine du futur sur notre territoire, en lien avec Med Vallée, Montpellier, Nîmes.

Nous avons là un espace tout à fait naturel qui permettrait d’accueillir des biotechnologies innovantes dans cet écrin de verdure, au service du bien-être, parce que c’est un territoire de bien-être.

On le sait clairement.

Donc restaurer de la fierté, mais également entretenir le bien-être sur notre territoire, et faire en sorte que ces entreprises puissent s’y installer correctement.

Bien sûr, il faut aussi protéger les entreprises qui existent déjà sur notre territoire, les accompagner. Et à ce titre-là, nous allons créer un pôle de développement économique au niveau de la mairie.

Toujours le même principe : toutes les personnes et tous les acteurs et actrices qui font ce territoire seront autour de la table, au sein de ce pôle Entreprendre, qui sera géré directement par la mairie en lien avec les acteurs du territoire, et surtout en lien avec la vice-présidente au développement économique de l’agglomération.

Il faut absolument avoir une vision de territoire concertée.


Cinquième pilier : l’écologie

Stéphane Dalle :
Le pilier suivant, c’est bien sûr l’écologie.

Nous devons prendre soin de nos ressources, de notre faune et de notre flore.

Donc là, bien sûr, planter des arbres, verdir toutes nos entrées de ville, faire en sorte de se protéger du changement climatique, intervenir sur nos écoles.

Et à partir de ces grands principes, de ces piliers robustes, on va pouvoir s’émanciper.


Émancipation et projet autour de l’ancien hôpital

Stéphane Dalle :
De quelle manière ?

En créant une ville tournée vers son histoire, dont l’avenir s’oriente et s’inspire de son histoire, bien sûr sur l’art, la culture et les traditions.

Plus particulièrement, nous proposons, à l’endroit de l’ancien hôpital, en face du parc Jean Hugo, de connecter la fameuse cité des arts, dans laquelle, de manière intergénérationnelle, nous allons pouvoir proposer du théâtre, de la musique, toutes les activités intellectuelles qui vont pouvoir émanciper les personnes.

Mais également la maison de santé, directement à proximité, avec l’antenne universitaire de la faculté de médecine, et aussi des lieux pour nos jeunes, notamment les 15-20 ans.

Pourquoi ?

Parce que je me suis rendu compte, pour avoir travaillé sur la mobilité du territoire, que c’est l’axe principal, le centre de notre territoire : tout le monde passe par la place de la République.

Donc il faut connecter cette place de la République avec des mobilités douces, et au centre créer un lieu de convergence de vie intergénérationnel. Et là, nous allons pouvoir nous émanciper, à condition que nous soyons robustes.


Relance : centre-ville et attractivité à court terme

Gilbert Wayenborgh :
Je vous laisse respirer.

Stéphane Dalle :
Oui, j’ai peut-être besoin d’un petit peu d’eau.

Gilbert Wayenborgh :
Par rapport au centre-ville et à cette attractivité immédiate, quels sont vos projets prioritaires qui vont transformer le centre-ville et renforcer cette attractivité dès le début du mandat ?

Stéphane Dalle :
Bonne question.

Là, on est sur la construction du projet et la temporalité est tout à fait importante. C’est la même chose qu’un projet scientifique : qu’est-ce qu’on fait les 100 premiers jours, les 6 premiers mois, la première année, à 2 ans, à 3 ans, et jusqu’à la fin du mandat ?

Il y a une urgence importante : un plan urgent pour nos commerçants.

Il va falloir absolument coconstruire avec eux, les protéger également et identifier comment on peut faire en sorte de développer le commerce et de le protéger.

Bien sûr, reprendre la notion du stationnement, la notion de gratuité de stationnement par rapport à nos différents parkings.

Bien sûr, l’animation du centre-ville.

Bien sûr, restructurer le marché, qui a été complètement déconstruit ces derniers mois.

Il faut absolument garantir au moins trois jours par semaine d’animation forte : le jeudi et le dimanche avec les marchés, mais également le samedi.

Il va falloir coconstruire avec nos commerçants.

Peut-être que nous ferons des efforts. Peut-être qu’on fera des loyers modérés, voire qu’on restituera des locaux à loyer modéré, voire sans loyer, pour nos artistes et nos artisans du territoire, pour faire une ville d’art.

Voilà quelques actions développées dans le projet, mais un plan d’urgence commerce absolument fondamental.

Bien évidemment, la sécurité également, pour protéger cet écrin.

Mais un plan d’urgence majeur, oui.


Premières décisions du mandat

Gilbert Wayenborgh :
Quelle est la première décision que vous allez prendre ?

Stéphane Dalle :
La première décision qu’on va prendre au conseil municipal, c’est de faire l’élection du maire et de la liste des adjoints, avec les personnes les plus compétentes et les plus utiles au service de ce projet.

Et ensuite, on se met au travail tout de suite, c’est-à-dire que nous avons une équipe opérationnelle.

Nous allons passer la première semaine à faire passer le message et à bien transmettre la philosophie de ce projet à toute l’administration.

On doit embarquer tout le monde. Tout le monde doit adhérer à ce projet, et on va le coconstruire avec notre administration.

Donc la première chose que nous allons faire, c’est discuter avec notre administration et avec nos agents, qui sont absolument remarquables. Je les connais bien.

Je rassure tout le monde : on discutera.

Le management va être absolument fondamental pour identifier toutes les compétences et mettre chaque personne au bon endroit, au service des Lunellois et des Lunelloises.

Il va falloir prendre ce temps-là rapidement.

Je pense que les premières décisions du premier mois iront dans l’organisation même du management de notre administration pour mettre en place les premières mesures urgentes.


Mesures urgentes visibles pour le public

Gilbert Wayenborgh :
Et pour le public ?

Stéphane Dalle :
Pour le public, l’urgence, bien sûr, c’est le commerce.

Nous arrivons à l’été, j’espère avec les beaux jours. Donc il faut absolument arriver à l’été en restituant une animation digne de ce nom, restaurer un marché, restaurer une activité commerciale, aider nos commerçants.

C’est fondamental.

Et coconstruire à l’été une dynamique forte pour passer au mieux les prochains mois et anticiper l’automne et l’hiver, au plus près de nos commerçants.

Il faut aussi voir rapidement nos entreprises pour lancer la philosophie de la création de richesse sur notre territoire.


Rôle des associations

Gilbert Wayenborgh :
J’avais une autre question. Pendant que vous nous présentiez votre programme, vous parlez beaucoup des associations. Quel va être le rôle des associations là-dedans ?

Stéphane Dalle :
Majeur. Majeur.

Nous les avons beaucoup rencontrées.

Et merci de me reparler des associations, parce que nous allons créer la Maison des associations à l’espace Vauban.

C’est fondamental. C’est le meilleur endroit. Toute personne qui propose autre chose se trompe. C’est l’endroit.

Pourquoi ? Parce que, pour des raisons d’urbanisme, il y a déjà des associations qui sont en place. Donc il faut les protéger. Elles ont validé le fait de vouloir rester là.

Nous allons pouvoir, à côté, pour des contraintes d’urbanisme, construire aussi un parking silo végétalisé qui permette de connecter et d’avoir de l’accès en stationnement pour toutes ces associations, connecté avec une rue verte de mobilité qui permet de relier toute la ville en boucle.

Donc nos associations, il faut absolument les protéger, les aider. Il faut aussi de la transparence dans la répartition des subventions. Donc on discute.

Et puis surtout, on va les mettre autour de la table. Je vais toutes les voir. Et on va coconstruire, définir ensemble les besoins, et faire un plan pluriannuel d’investissement.

Toujours la même méthode.

Qu’est-ce qui est urgent pour vous à 6 mois ? On se projette à 1 an, 2 ans, et on voit ce que l’on peut coconstruire ensemble.

Donc je m’y engage auprès de toutes les associations : j’irai les voir, nous construirons ensemble et nous les protégerons.


Bien-être des habitants

Gilbert Wayenborgh :
Parlons des habitants. Quelles sont les mesures prioritaires que vous prendrez pour améliorer concrètement le bien-être des Lunellois ?

Stéphane Dalle :
Plusieurs.

Bien évidemment, un espace de vie végétalisé, sécurisé, protégé, magnifique.

La santé, je vous l’ai dit. Le bien vieillir sur le Pays de Lunel. Je vous ai parlé de cet institut de la longévité : je veux absolument faire en sorte qu’il puisse être transféré ici, et qu’on puisse être pilotes exemplaires, même au niveau mondial.

L’idée, c’est que véritablement on soit une référence mondiale.

Donc qu’on soit capables d’être au centre de la santé entre Montpellier et Nîmes.

Pour les habitants, problème majeur également : la sécurité, les protéger, le logement.

Il faut absolument qu’on puisse trouver des moyens, à taille humaine, de pouvoir loger toutes les personnes sur notre territoire.

Bien sûr en priorité les personnes qui vivent déjà sur le territoire, les familles, les plus fragiles, les protéger, et bien sûr les actifs.

Donc il va falloir développer toute une politique du logement adaptée pour protéger, donner l’opportunité à nos personnes âgées d’être dans de bons logements, de ne pas être trop isolées, et également à nos jeunes.

Il faut dire absolument à nos jeunes : ne partez pas, restez ici, on va vous aider.

Développement économique : tout à l’heure j’en parlais. Les entreprises, on va passer des clauses avec elles, celles qui le voudront, pour justement faire de la formation et embaucher nos jeunes sur le territoire.

On va aussi créer des écoles de formation pour nos jeunes. Et l’idée, c’est de les loger et qu’ils puissent rester sur le territoire, ceux qui souhaitent y rester, ceux qui souhaitent partir et revenir ensuite, pas de problème. J’en suis moi-même l’exemple.

Mais l’idée, c’est véritablement de construire des logements presque futuristes.

Il faut bien comprendre que les logements maintenant, pour avoir discuté avec des personnes qui travaillent sur les logements du futur, il y aura des services dans ces logements.

Je prends l’exemple des personnes âgées. On va créer des sortes d’EHPAD, ou de maisons de retraite, mais dans lesquels il y aura des services : des restaurants de qualité, avec la notion du bien manger, des permanences médicalisées à l’intérieur, pour garantir un accès aux soins et une qualité de vie.

Pareil pour nos jeunes. Il va falloir créer des endroits où ils seront capables d’être connectés, branchés avec la Smart City, d’avoir un bowling à proximité, d’avoir une école de danse juste à côté, très certainement une école de télévision et de radio pour s’émanciper.

Donc vraiment, des lieux.

Le logement est absolument fondamental. Nous sommes en déficit. Il faut absolument rattraper ce retard.


Vision de Lunel en 2050

Gilbert Wayenborgh :
Finalement, quand on vous écoute, on voit que vous vous projetez. Projetez-nous un peu plus loin : 2050. Comment sera Lunel ? Comment vous voyez Lunel en 2050, avec les climats qui changent, la chaleur qui nous écrase déjà tous les étés, et, cette année, un peu plus de pluie ? Comment voyez-vous l’évolution de Lunel d’ici là ?

Stéphane Dalle :
Nous devons, pour construire l’avenir, commencer dès aujourd’hui et dès demain.

Il va falloir vraiment qu’on ait un sursaut d’intelligence collective majeur, presque une autre façon de faire de la politique : rassembler le plus largement possible, consulter au maximum, de façon à trouver les bonnes décisions.

Et vous avez raison, nous avons des défis. Certains, on les connaît. D’où l’urgence à 6 mois, 1 an, 2 ans.

Il va falloir aussi prévoir l’imprévisible. C’est une phrase que je reprends, c’est une notion contradictoire. Mais là, il va falloir mettre des experts autour de la table et anticiper.

Et les experts, cela peut être des médecins, des entrepreneurs, des gens qui travaillent dans les nouvelles technologies de l’écologie.

Effectivement, ce sera sûrement aussi une dose d’intelligence artificielle qui nous permettra d’anticiper. Ce sera sûrement de la donnée : recueillir de la donnée sur le niveau des pluies, sur le niveau de notre nappe phréatique, sur les températures dans nos écoles.

Il va falloir absolument connecter la ville pour qu’on puisse avoir un maximum de données, pour essayer d’anticiper, d’avoir des indicateurs.

Il va falloir organiser véritablement une administration connectée avec tout le territoire, pour être exemplaires là-dessus et essayer d’anticiper, de prévoir. C’est mon travail.

On me pose la question : quel sera l’antidiabétique dans 15 ans ? Donc on doit réfléchir et tenir compte, bien sûr, de l’évolution de la population.

Et cela, c’est majeur.

Merci de me poser la question, parce que cela me ramène aussi sur le vieillissement. C’est absolument magnifique de pouvoir vieillir. Beaucoup de gens n’ont pas eu cette chance-là. Donc l’idée, c’est qu’on va avoir un vieillissement de la population, et il va falloir protéger, aider, et continuer à aller le plus loin possible pour bien vieillir ici.

Donc cela, c’est absolument majeur.

Bien évidemment, il faut se protéger des intempéries.


Adaptation au climat et exemple du centre-ville

Gilbert Wayenborgh :
Je pense, de façon très concrète, à la place derrière l’église, qui est bien propre, mais où il n’y a pas un gramme d’ombre.

Stéphane Dalle :
Oui, c’est un exemple.

Vous avez raison.

Il y avait un parti pris d’architecture pour embellir. Là maintenant, on voit bien, avec les précipitations, que l’on peut s’attendre à de fortes chaleurs cet été, et on n’est pas au rendez-vous des enjeux. Je le concède tout à fait.

Effectivement, il va falloir trouver des solutions.

Les solutions existent. Toujours le même principe : on consulte les experts.

Et il va falloir se tourner vers les grandes villes qui ont déjà ce genre de problème pour savoir comment elles trouvent des solutions. Donc on ira sûrement dans le sud de l’Espagne ou ailleurs pour voir comment les gens, depuis des années, se protègent de la chaleur, et on fera la même chose, en essayant de mettre une dose supplémentaire de technologie.

Gilbert Wayenborgh :
Il semble que Séville ait créé des choses dans cette direction-là.

Stéphane Dalle :
Oui. Il n’est pas forcément nécessaire de créer de grandes structures. Il suffit parfois d’avoir des bâches ombragées, beaucoup d’arbres, et d’aller chercher les experts qui savent depuis des années combattre ce genre de situations.

Et nous ferons les démarches auprès de ce type de personnes.


Message final aux Lunellois

Gilbert Wayenborgh :
On arrive quasiment au bout. Je vous laisse la caméra pendant 30 secondes, une minute.

Stéphane Dalle :
Chers Lunellois, chères Lunelloises, c’est un réel plaisir. Merci de me donner l’opportunité de m’adresser véritablement à vous.

Je vous donne rendez-vous, nous vous donnons rendez-vous. L’équipe, maintenant, vous la connaissez. Elle est utile et compétente au service d’un projet que j’ai là, et qui va vous être transmis par les différents réseaux sociaux, notamment par le site web.

Je vais aussi venir maintenant vous voir davantage, amplifier le porte-à-porte.

Vous pouvez compter sur un projet sérieux, robuste, comme j’espère vraiment vous l’avoir démontré, au service de l’émancipation, de votre art de vivre et de votre bien-être.

Nous faisons la promesse de vous garantir le sérieux de notre projet, sans augmentation des impôts. Cela, c’est absolument important.

Donc il est permis de rêver tout en étant sérieux, et vous pouvez compter sur moi et sur mon équipe sans faille.

Gilbert Wayenborgh :
Stéphane, malheureusement, je dois vous interrompre. Merci beaucoup.

On aura l’occasion encore de se reparler avec les questions de la population, dans une troisième série, ici toujours dans le studio de TV Lunel, avec Parole de Démocratie.

Stéphane, merci beaucoup.

Stéphane Dalle :
Merci à vous. Prenez soin de vous.

Gilbert Wayenborgh :
Et bonne soirée à tous. Bonsoir.