PAROLES DE DÉMOCRATIE
Série : 2
Candidat : Paulette Gougeon
Intervieweur : Gilbert Wayenborgh
Durée : 29 minutes
Lieu : Studio TV Lunel (voir aussi la Synthèse du programme de Paulette Gougeon)
Introduction
Gilbert Wayenborgh :
Bonjour et bienvenue sur Parole de Démocratie. Aujourd’hui, on va parler du programme des candidats. Vous verrez à côté de l’image un QR code qui vous permettra, lors de la prochaine série d’interviews, de poser des questions aux candidats selon vos envies et les sujets qui vous préoccupent.
Aujourd’hui, on parle donc du programme, et j’ai le plaisir d’accueillir Paulette Gougeon.
Paulette Gougeon :
Bonjour.
Gilbert Wayenborgh :
Bonjour.
Alors, dites-moi, c’est quoi le programme ?
Les quatre axes du programme
Paulette Gougeon :
Le programme se structure autour de quatre axes. Dans chacun de ces axes, vous imaginez bien qu’il y a plusieurs sujets.
Le premier axe, c’est tout d’abord la sécurité, parce que la sécurité, on la retrouve au quotidien. C’est à la fois la sécurité au niveau des écoles, au niveau des personnes, au niveau de tout.
Cela fait donc partie d’un axe majeur, comme les trois autres que je vais vous détailler.
Premier axe : la sécurité
Paulette Gougeon :
Nous allons créer un poste police-gendarmerie en cœur de ville pour qu’il y ait une meilleure coordination avec les forces de l’État.
C’est important aussi pour les habitants qu’ils aient un lieu d’accueil en centre-ville pour pouvoir s’exprimer, aller porter plainte. Voilà, c’est quelque chose d’impératif.
Après, il y a aussi un sujet très important à l’heure actuelle : la lutte contre les violences intrafamiliales.
C’est un sujet dont on parle beaucoup depuis quelques années. Nous voulons créer une maison des femmes, avec quelque chose de médico-légal qui soit porté, parce que l’on entend beaucoup de choses là-dessus et que nous avons eu récemment des personnes qui sont venues nous voir. On les sent vraiment en difficulté sur ce sujet. Donc c’est très important.
Ensuite, nous allons renforcer les moyens de la police municipale en créant une brigade de nuit supplémentaire, puisque c’est vrai que la nuit ils sont seuls. Il n’y a qu’une brigade pour tourner, ce n’est pas suffisant à mon goût, ou plutôt à notre goût.
Donc nous allons renforcer ces moyens-là.
Et puis nous voulons aussi une police davantage présente sur le terrain, parce que l’axe général et le cœur du projet, c’est la proximité. Il faut renforcer cette proximité avec les habitants, parce que c’est au cœur de mon engagement, et c’est un peu ce qui me caractérise, c’est un peu mon ADN.
Voilà, donc cela est important.
Deuxième axe : le cadre de vie
Paulette Gougeon :
Après, nous avons le cadre de vie, qui est un deuxième sujet.
Le cadre de vie, c’est quoi ? C’est la métamorphose des quartiers. Bien évidemment, cette métamorphose que nous avons créée en cœur de ville, maintenant, je pense qu’il faut la prolonger dans les quartiers.
Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire un plan voirie, des trottoirs, l’accessibilité, et aussi la sécurité pour pouvoir se déplacer normalement, pouvoir aller d’un endroit à un autre sans se faire renverser, parce que parfois on risque un peu sa vie.
Cela veut dire également davantage d’espaces verts, avec des jeux pour enfants. Parce que c’est vrai que lors de quelques réunions, on nous a dit : dans notre quartier, on a des choses pour les grands, on en a aussi pour les tout-petits, mais on n’a rien au milieu. Est-ce qu’il n’est pas possible de faire quelque chose ?
Oui, cela est important aussi : aller à la rencontre des habitants et leur demander ce dont ils ont besoin.
Cela fait partie d’un projet important. C’est aussi pour cela que nous avons créé cette permanence mobile, qui nous permet d’aller à la rencontre de l’habitant. Je pense que c’est mieux d’aller à la rencontre de l’habitant pour voir son quotidien, voir ce dont il a besoin, que de le laisser venir à nous, parce que parfois ils ne viennent pas à nous.
Après, nous voulons une ville beaucoup plus verte, apaisée et agréable à vivre.
Troisième axe : le lien social et le logement
Paulette Gougeon :
Le troisième axe, c’est le lien social.
Le lien social, effectivement, c’est important. Nous sommes au-delà du seuil de logements que nous devrions avoir avec les 25 % de logements sociaux. Il faut impérativement créer près de 900 logements.
Quand je dis 900 logements, cela concerne à la fois les jeunes, les seniors, les familles et les logements d’urgence. C’est important.
Dans ce programme, qu’est-ce que l’on va retrouver pour cela ?
Vous savez que nous avons le quartier E4, puisque la future gendarmerie va se situer dans le quartier Nord. Ce quartier va permettre un nouveau souffle, déjà pour les gendarmes. Et derrière ce quartier, il va y avoir une résidence intergénérationnelle.
Pour l’instant, il n’y a rien d’acté, mais cela va se faire, c’est sûr. De toute façon, on sait très bien que nous sommes dans un département où il y a de plus en plus de personnes âgées qui veulent se loger, et je pense qu’il faut offrir ce service à cette population.
Il y a aussi la reconstruction du foyer des retraités. C’est quelque chose qui avait été envisagé dans le programme de mon prédécesseur, mais c’est vrai que c’est quelque chose qu’il faut absolument faire, parce que cela va créer aussi du logement. Il y aura du logement au-dessus, et il y aura un beau foyer en dessous.
Alors on va me dire : oui, tout cela a un coût. Oui, mais c’est pour cela que le partenariat public-privé est très important, parce que c’est comme cela que l’on va pouvoir avoir les moyens de faire et de réaliser ces choses.
Après, il faudra aussi réviser le PLU, parce que c’est important de créer des logements pour accompagner le développement économique.
Mais attention, il ne faut pas le faire n’importe comment. Il faut faire attention, il faut conserver les zones pavillonnaires et notre identité.
Quatrième axe : l’attractivité économique
Paulette Gougeon :
Le quatrième axe, c’est l’attractivité économique.
Nous avons quand même un bel exemple, c’est l’ancien hôpital, qui va bientôt être cédé à la ville. Là, il y a quelque chose de très intéressant à faire sur l’attractivité.
Nous voulons à la fois que cela garde son identité, mais aussi que cela rayonne pour la ville de Lunel.
Dans cet hôpital, nous avons imaginé une brasserie ouverte sur le parc, un bowling du côté des allées Baroncelli, mais pas seulement : un laser game, des jeux d’arcade, tout ce qui pourrait manquer à cette jeunesse qui se déplace aujourd’hui sur Nîmes ou sur Montpellier, pour que cette jeunesse puisse rester ici et profiter de ce qu’elle a dans cette ville.
Il y a 5 500 m², donc vous imaginez bien que l’on va pouvoir mettre beaucoup de choses.
Nous avons également imaginé, parce qu’on nous l’a demandé lors de nos rencontres, un musée à la fois taurin, tauromachique et des traditions camarguaises.
Nous imaginons le situer dans cet espace pour justement attirer les gens, attirer du tourisme. Je pense qu’il faut vraiment mettre l’accent là-dessus pour que le cœur de ville, qui est déjà attrayant, soit encore plus attrayant.
Et puis pourquoi pas un hôtel de caractère ou un restaurant, parce qu’on nous le dit souvent : le soir, il n’y a pas trop d’endroits où aller dîner. Donc oui, faire de cette structure un lieu convivial.
En plus, nous avons quand même deux parkings à proximité : le parking du canal, le parking des Abrivados, qui n’est pas très loin non plus, et le parking de la Poste. Nous avons cette chance d’avoir des parkings proches de cet établissement.
Donc cela constitue un axe fort pour le développement du tourisme.
Poursuite de la dynamique du centre-ville
Paulette Gougeon :
Après, il y a aussi la réhabilitation du temple. Il ne faut pas oublier de continuer ce qui a été fait. Il y a quand même juste à côté l’îlot pharmacie qui est en train de se dessiner.
Il faut continuer, parce qu’il y a un partenariat en ce qui concerne les cellules commerciales et les activités. Nous voulons absolument amplifier cette dynamique parce que le cœur de ville doit rester attrayant.
Donc, au niveau de la rue de la Libération, il faudrait plutôt se baser sur du prêt-à-porter.
Après, il y a aussi bientôt un bar à jeux en face de la Malabulle. Tout cela va dynamiser les choses.
Sur Sadi-Carnot, il faudrait plutôt se concentrer sur des galeries d’art ou des activités artistiques, puisque le temple, nous voudrions en faire un haut lieu culturel. Il faudrait aussi l’ouvrir un peu, parce que pour l’instant il est un peu enfermé, on ne le voit pas vraiment. Une ouverture sur la rue Sadi-Carnot permettrait qu’il ait une meilleure visibilité.
Et tout cela pourra aider le cœur de ville à se redynamiser encore plus.
Sport, associations et jeunesse
Paulette Gougeon :
Alors après, si vous voulez, on pourrait continuer, il y a tellement de choses.
Nous voulons aussi agir au niveau du sport. Il y a des choses qui sont à revoir, et là-dessus nous avons demandé à des associations leurs besoins. Nous voulons vraiment donner une impulsion, dans le bon sens du terme.
Il faut aussi penser à la maison des associations.
Vous savez que comme la gendarmerie va déménager, nous aurons Vauban qui sera libre. Nous allons donc pouvoir faire de Vauban un lieu unique pour les associations, parce qu’actuellement elles sont dispersées dans la ville. Ce n’est pas assez visible.
L’idée est de les regrouper à cet endroit, en créant aussi une épicerie solidaire pour que cela soit bien identifié, parce que tout le monde a besoin de cela.
Et puis aussi, pour la jeunesse : en ce moment, toutes les infrastructures sont un peu partout dans la ville. Nous voudrions regrouper cela au niveau de Gambetta, là où il y a l’école de musique, parce qu’il y a un espace de 2 000 m².
On pourrait réhabiliter cet espace avec l’école de musique et en faire le QG de la jeunesse, un point d’information bien identifié pour qu’ils puissent dire : là, c’est un lieu que l’on connaît, on y va et on sait que l’on y trouvera des réponses.
Parce qu’actuellement, il y en a aux Abrivados, il y en a à Ramadier, enfin c’est dispersé. Ce n’est pas possible. Il faut vraiment quelque chose de bien identifié, pour que ce soit plus clair dans la tête des gens et dans la tête des jeunes surtout.
Relance : centre-ville et attractivité immédiate
Gilbert Wayenborgh :
Bon, passons aux questions, parce que je crois que nous avons largement dépassé les quinze minutes et vous avez un petit peu soif, je crois.
On a trois blocs de questions.
Le centre-ville, l’attractivité immédiate. Par attractivité immédiate, qu’est-ce qui va être visible dans l’année qui arrive, quand vous serez réélue ?
Paulette Gougeon :
Alors, si je suis réélue, nous poursuivrons le projet Métamorphose, lancé depuis 2021.
Vous aurez l’îlot pharmacie qui sera terminé. Vous allez avoir aussi un peu plus de cellules commerciales, puisque cela fait partie du parcours marchand qui a été défini. Donc cela, on va s’y tenir, c’est évident.
Nous prêterons des locaux pour en faire de nouveaux commerces et de nouvelles attractivités, parce qu’il faut de nouvelles activités pour faire venir les gens de l’extérieur.
Si on trouve quelque chose de particulier à cet endroit, c’est là que les gens viendront.
Nous avons de beaux exemples ici. Je ne citerai pas forcément lesquels, mais on a quand même Anita Lunel Gardian, on a aussi le magasin de guitare. Ce sont des commerces très particuliers, donc les gens y viennent parce qu’ils savent pourquoi ils viennent. Ils viennent à Lunel, ils viennent là.
Après, bien évidemment, il y a toujours cette logique entre la rue de la Libération et Sadi-Carnot, avec le commerce d’un côté, et le temple, son ouverture et les galeries d’art de l’autre, pour en faire une boucle.
Nous voulons aussi densifier les marchés, le marché alimentaire et les marchés en général, le jeudi et le dimanche. Pour nous, il n’est pas assez dense. Il faut l’amplifier.
Il y aura aussi des marchés nocturnes estivaux.
Gilbert Wayenborgh :
Tout au long de l’année ?
Paulette Gougeon :
Surtout pendant la saison estivale. Parce que si on passe des hivers comme celui-ci, les marchés n’auront peut-être pas souvent lieu.
Cela se ferait évidemment au niveau de la place des Martyrs de la Résistance.
Après, c’est vrai que je veux renouer avec ce qui se faisait dans le passé. On faisait les puces junior dans le cœur de ville. J’aimerais revenir à cela, parce que même s’il n’y avait pas beaucoup de place, même s’il faisait très froid, il y avait énormément de monde, et cela faisait vivre le cœur de ville. Donc cela, c’est vraiment quelque chose qu’il faudra remettre.
Ensuite, bien évidemment, il y a le parking.
Je pense qu’il faudrait aller vers une gratuité d’une heure. Trente minutes, c’est un chiffre rond, mais une heure me paraît bien.
Et puis il faudrait homogénéiser cela avec les parkings de voirie, parce que pour l’instant, sur la voirie, c’est différent du parking du canal. C’est vrai que les gens ne comprennent pas, et je le conçois.
Cela, il faut que cela passe en conseil, que ce soit délibéré. Donc on ne peut pas le faire tout de suite, ce sera peut-être en juin.
Gilbert Wayenborgh :
Mais cela, c’est rapide.
Paulette Gougeon :
Oui, c’est rapide. C’est une délibération, cela peut se faire très vite.
Il y aura sûrement beaucoup de conseils au mois d’avril, mais oui, on aura le temps de le faire.
Et puis, il faut aussi conserver la gratuité du stationnement pendant les manifestations. Et pourquoi pas le samedi après-midi ? Parce que c’est vrai que le samedi après-midi, c’est là que cela pêche : tout le monde va à Montpellier, à Odysseum quand il fait beau.
Si cela peut permettre aux commerçants d’avoir un peu plus de monde, j’en suis complètement convaincue.
Après, cela ne se fait pas sur un claquement de doigts, il faut que cela s’installe.
Gilbert Wayenborgh :
Mais juridiquement, cela peut aller vite ?
Paulette Gougeon :
Oui, juridiquement cela peut aller vite. C’est une délibération.
Quand on a délibéré en décembre pour mettre en régie, on a dit que l’on ne touchait à rien au départ, parce qu’il y avait déjà un gros travail à faire sur ce changement.
Donc là, on a laissé les choses telles quelles, mais maintenant, on aura du recul, et on pourra délibérer.
Le changement d’usage par les habitants ou les visiteurs, lui, ne se fera pas tout de suite. Cela se construit. Dès que l’on change quelque chose, cela perturbe.
Mais si on passe de 40 minutes à une heure, les gens s’y habitueront très vite.
Bien-être des habitants et prolongement de Métamorphose
Gilbert Wayenborgh :
Le bien-être des habitants : quelle est la mesure prioritaire que vous prendriez pour améliorer concrètement le bien-être des Lunellois ?
Paulette Gougeon :
La métamorphose des quartiers, bien évidemment.
Gilbert Wayenborgh :
Vous pouvez rappeler en quelques phrases ce qu’est Métamorphose ? Pour ceux qui n’ont pas suivi le mandat de Pierre Soujol.
Paulette Gougeon :
La métamorphose, au départ, pour Pierre Soujol, c’était la métamorphose du cœur de ville.
Il fallait complètement changer ce cœur de ville, où il y avait des rues dans lesquelles on n’allait pas du tout. Il a fallu réhabiliter les rues, les voiries, les façades, les logements. Tout s’est fait un petit peu en même temps. C’est ce qui a été le plus compliqué, d’ailleurs.
Le but, c’était d’avoir un cœur de ville beaucoup plus dynamique, où les habitants aiment être, aiment vivre. Parce que c’est vrai que le centre-ville se désertait.
Et là, on sent bien que maintenant les gens ont envie de revenir.
Gilbert Wayenborgh :
Vous disiez que vous vouliez prolonger cela jusqu’en 2030. Qu’est-ce qui va être prolongé exactement ? En termes de travaux ?
Paulette Gougeon :
Cela repose justement sur les cellules commerciales et sur l’îlot pharmacie.
C’est quelque chose où l’on retrouvera de l’activité commerciale en bas, des logements en haut, ensuite un petit passage, une traversée, une ouverture avec un joli parc, enfin en tout cas un espace vert.
De la verdure, on en a besoin, il en faut. C’est de plus en plus incontournable, même s’il pleut beaucoup en ce moment. Quand il fait chaud ici, il fait très chaud.
Donc cela va être un quartier redessiné.
Et cela repose aussi sur tous les moyens que nous avons à notre disposition : la MCT, l’ANRU, tous nos partenaires qui nous aident à pouvoir métamorphoser ce cœur de ville.
La métamorphose des quartiers, elle, sera une métamorphose, mais sans forcément faire intervenir ces mêmes grands dispositifs. Ce sera quelque chose de plus simple, façon de parler.
Vision de Lunel en 2050
Gilbert Wayenborgh :
Quelle est votre vision de Lunel en 2050 ? Dans 20 ou 25 ans ?
Paulette Gougeon :
Dans 25 ans ? Je serai âgée, ou je ne serai peut-être plus là.
C’est vrai que je veux transmettre à cette ville quelque chose de fort, parce qu’elle aura grandi.
Même si elle grandit, il faut qu’elle garde son identité, qu’elle garde ses traditions, qu’elle garde son âme. Parce que c’est vrai que Lunel a grandi, elle a grandi vite. On le sait, on n’est pas passé de 7 000 habitants à 15 000 très rapidement, mais elle a toujours gardé son âme.
Et cela, c’est vraiment mon vœu le plus cher.
Il faut aussi que nos enfants soient heureux d’y grandir, que nos aînés soient heureux d’y vieillir, que tout le monde soit heureux, serein, bien dans sa ville.
C’est une ville aussi qui a une culture, qui a une histoire, il faut la préserver.
Et puis une ville qui aura su aussi créer des emplois, parce que l’activité économique est quand même quelque chose d’important.
Et cela, je veux que ce soit pour offrir le maximum à notre jeunesse, parce que finalement, c’est notre jeunesse, c’est notre avenir. Enfin, c’est surtout le leur.
Donc une ville qui protège, une ville qui rassemble, une ville qui respecte chacun. C’est impératif.
Une ville de proximité, une ville à taille humaine. Et pouvoir être fier, et se dire que finalement, il y a 25 ans, on a fait les bons choix.
Changement climatique, végétalisation et espaces de vie
Gilbert Wayenborgh :
En 2050, on aura sans doute pris quelques degrés. Comment va-t-on faire dans le centre-ville ? On va cuire.
Paulette Gougeon :
On va cuire partout, je pense.
De toute manière, il faut forcément végétaliser. Déjà, on a commencé quand même. On a végétalisé les deux rues que l’on a reprises.
C’est vrai qu’au niveau de la place des Martyrs de la Résistance, c’est compliqué de végétaliser à cause de la BF.
Gilbert Wayenborgh :
Les Bâtiments de France.
Paulette Gougeon :
Oui, exactement.
Moi, j’avais pensé à mettre quelques grands pots, mais on ne peut pas faire n’importe quoi, on est quand même dans un cadre patrimonial.
Et puis après, il faut planter de plus en plus d’arbres.
Nous, nous voulons planter 2 000 arbres. Je pense que c’est important, parce que de toute façon, il va falloir trouver de l’ombre.
Sinon, on ira se promener au canal, puisque nous voudrions quand même créer un espace de vie entre l’arboretum, Lournel et la boucle Pescalune.
Cela, c’est important : trouver une ramification pour aller se promener là-bas, sur cet endroit qui est magnifique.
Et d’ailleurs, continuer le projet des guinguettes, qui n’est pas totalement terminé. Nous avons fait le rond-point Pascalet, mais cela fait partie d’un projet global.
L’idée serait de mettre un ponton au niveau du canal et de réhabiliter la place des Trophées, pour en faire un lieu de vie, de rencontre, et un point de départ sur le canal.
Développement de la ville et préservation du cadre de vie
Gilbert Wayenborgh :
Quel est l’équilibre entre le développement de la ville, le développement économique qu’il va falloir travailler, et la préservation du cadre de vie ?
Paulette Gougeon :
Oui, cela c’est important.
Il faut préserver le cadre de vie. Et le cadre de vie, c’est aussi, de toute façon, la révision du PLU.
Après, il faut créer des zones économiques, mais toujours en préservant justement la biodiversité, en protégeant les zones naturelles. Cela, c’est important.
Mais par contre, l’activité économique est très importante. Il faut faire venir des entreprises, il faut que cela soit moteur, parce qu’à Lunel, il n’y en a pas suffisamment.
Donc oui, il faut développer, mais pas n’importe comment. Toujours en faisant attention au cadre de vie.
C’est impératif.
Message final
Gilbert Wayenborgh :
Je vous laisse la caméra pendant 30 secondes. Vous pouvez adresser un message à votre convenance.
Paulette Gougeon :
Écoutez, dans trois semaines, vous aurez à choisir parmi l’un des sept candidats.
Moi, je suis quelqu’un de proche, de proximité, à l’écoute. Cela fait 18 ans que je suis sur le terrain, et je resterai sur le terrain.
Je suis sincère, et tout ce que je vous dis, on peut le faire. On pourra le faire, on pourra le réaliser, parce que j’aime ma ville.
Je n’y suis pas née, mais j’aime beaucoup ma ville et j’ai donné énormément pour elle.
Voilà.
Gilbert Wayenborgh :
Merci. Merci Paulette Gougeon. À très vite pour une troisième série avec les questions de la population.
Paulette Gougeon :
D’accord.
Gilbert Wayenborgh :
Je vous dis à très bientôt. Et puis j’invite les spectateurs à scanner le QR code qui se trouve sur le côté de la page, pour y poser vos questions pour la troisième série qui va être enregistrée début mars.
