Née à Lunel, l’association Les Képis Pescalunes accompagne depuis vingt ans les enfants malades et les orphelins de la gendarmerie. Invitée de l’émission Lunel-Asso sur TV Lunel, elle revient sur son engagement, ses actions à travers la France et son ambition de créer une Maison des enfants de la gendarmerie à Lunel.

C’est sur la terrasse de O Vin Cochon, cours Gabriel-Péri à Lunel, que Gilles Bonnière-Soto recevait Christophe Caumes, fondateur et porte-parole de l’association Les Képis Pescalunes, pour une nouvelle édition de Lunel-Asso, le magazine associatif de TV Lunel.

Une rencontre qui a permis de découvrir une association profondément attachée à ses racines lunelloises, mais dont les actions solidaires rayonnent aujourd’hui sur l’ensemble du territoire national.

Une association née du sport et devenue une grande famille solidaire

L’histoire des Képis Pescalunes commence autour d’un groupe de gendarmes de Lunel désireux de pratiquer une activité sportive pour se retrouver et évacuer les tensions d’un métier parfois difficile.

Une rencontre avec le footballeur Laurent Blanc contribue ensuite à faire évoluer cette initiative vers un projet associant sport et solidarité.

Le tournoi de football en salle des Képis Pescalunes devient progressivement l’un des événements emblématiques de l’association. Sa quatorzième édition s’est récemment déroulée à la Halle Fernand-Brunel de Lunel.

Mais derrière cette manifestation sportive se cache une histoire humaine particulièrement émouvante.

Alexandre, l’enfant à l’origine d’un engagement durable

Christophe Caumes évoque notamment Alexandre, un jeune garçon atteint d’une maladie rare, accompagné pendant plusieurs années par l’association avant son décès en 2009.

Cette rencontre a profondément marqué les bénévoles.

Après la disparition d’Alexandre, sa maman leur transmet un message essentiel : d’autres enfants, confrontés à la maladie, ont eux aussi besoin de rêver.

L’association décide alors de poursuivre et de développer ses actions.

Sa philosophie se résume dans une formule : « L’enfant au cœur de notre engagement, la gendarmerie au cœur de notre famille. »

En référence à la légende des Pescalunes, ces pêcheurs de lune qui font partie de l’identité de Lunel, les bénévoles souhaitent devenir des « pêcheurs de rêves » pour les enfants.

Plus de 100 rêves d’enfants réalisés

Depuis vingt ans, Les Képis Pescalunes ont permis de réaliser plus d’une centaine de rêves.

Certains ont conduit les enfants très loin de Lunel : un safari en Tanzanie, une rencontre avec les pompiers de New York, un voyage au Japon ou encore le décollage d’une fusée Ariane à Kourou.

Christophe Caumes raconte notamment l’histoire de Noah, atteint d’une myopathie de Duchenne, qui rêvait d’assister au lancement d’une fusée.

Grâce à une chaîne de solidarité au sein de la gendarmerie, ce rêve qui semblait difficilement réalisable a finalement pu devenir réalité.

Pour le fondateur de l’association, l’argent ne constitue pas toujours le principal obstacle. La mobilisation humaine, les rencontres et la persévérance permettent parfois d’accomplir l’impossible.

Certains projets demandent plusieurs années de préparation, mais l’objectif reste le même : permettre à chaque enfant de vivre une expérience exceptionnelle malgré la maladie.

Un engagement auprès des enfants diabétiques et de la recherche médicale

L’association ne se limite pas à la réalisation de rêves.

Elle a également participé au soutien de projets de recherche médicale et s’est engagée en faveur des enfants atteints de diabète de type 1.

Cette mobilisation prend une dimension personnelle pour Christophe Caumes lorsqu’un de ses enfants est diagnostiqué diabétique insulinodépendant en 2011.

Les Képis Pescalunes organisent notamment des calendriers solidaires réunissant sportifs de haut niveau et représentantes du comité Miss Languedoc.

Ces opérations permettent de collecter des fonds, mais également de sensibiliser les institutions nationales aux difficultés rencontrées par les personnes diabétiques, notamment pour accéder à certaines professions.

« Du bleu dans les yeux » : accompagner les orphelins de la gendarmerie

Un autre tournant majeur intervient lorsque l’association décide de renforcer son accompagnement des enfants ayant perdu un parent gendarme.

Cette démarche trouve notamment son origine dans l’histoire d’Alain Nicolas, gendarme décédé lors d’une intervention à Gassin, dans le Var.

Au-delà de la disparition d’un parent, les enfants peuvent également subir une seconde rupture : quitter leur logement en caserne, leurs amis et leur environnement quotidien.

Pour répondre à cette situation, l’association développe le programme « Du bleu dans les yeux », destiné à recréer des liens entre les orphelins et l’institution gendarmerie, mais aussi entre les enfants eux-mêmes.

L’objectif est de constituer une véritable famille de cœur, capable de maintenir cette solidarité malgré l’éloignement géographique.

Aujourd’hui, selon Christophe Caumes, l’association accompagne plus de 125 familles.

Des séjours pour reconstruire des liens et retrouver confiance

Chaque année, Les Képis Pescalunes organisent plusieurs séjours collectifs.

Parmi eux figurent « Rêves de Cime », autour de la découverte de la montagne et de ses valeurs, ainsi que « Rêves de Large », consacré à des activités et moments de bien-être sur les littoraux méditerranéen et atlantique.

Ces rencontres permettent aux jeunes de partager leurs expériences, de sortir de l’isolement et de retrouver un sentiment d’appartenance.

L’association s’appuie également sur un groupe de 26 jeunes adultes qui ont décidé, en 2023, de poursuivre cet engagement en accompagnant les plus jeunes.

Une transmission symbolisée par un ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe à Paris.

Pour Christophe Caumes, cette solidarité entre générations constitue l’une des plus belles réussites de l’association.

Une Maison des enfants de la gendarmerie en projet à Lunel

C’est probablement l’une des annonces les plus importantes de cet entretien : Les Képis Pescalunes souhaitent créer une Maison des enfants de la gendarmerie à Lunel.

Ce lieu aurait vocation à accueillir les orphelins et leurs familles, à leur offrir des moments de répit et à faciliter les échanges autour des difficultés rencontrées.

Le projet pourrait également s’appuyer sur des professionnels de l’écoute et de l’accompagnement psychologique, en complément de l’engagement des bénévoles.

Christophe Caumes indique que la commune et l’agglomération accueillent favorablement cette perspective.

Il s’agit à ce stade d’un projet, dont les modalités concrètes restent à préciser.

Pour l’association, cette maison représenterait aussi un retour symbolique à ses origines, dans la ville où son aventure humaine a commencé.

Des bénévoles mobilisés et une solidarité participative

Le fonctionnement des Képis Pescalunes repose largement sur l’engagement bénévole.

L’association dispose d’un conseil d’administration de 21 personnes, de bénévoles mobilisés sur le terrain et de délégués présents dans différentes régions françaises.

Ces derniers sont souvent directement concernés par les actions de l’association, en tant que membres de familles endeuillées ou touchées par la maladie.

Le financement repose notamment sur les manifestations sportives, les défis solidaires, les dons, le mécénat et la vente de produits dérivés.

Reconnue d’intérêt général, l’association peut recevoir des dons ouvrant droit à des avantages fiscaux dans les conditions prévues par la réglementation.

Christophe Caumes souligne également qu’une part supérieure à 70 % du budget est consacrée aux actions solidaires.

Les prochains rendez-vous des Képis Pescalunes

Plusieurs rendez-vous ont été annoncés pendant l’émission :

  • 23 octobre 2026 : assemblée générale à la salle des Trophées de Lunel, avec la possibilité de rencontrer les responsables de l’association.
  • 7 et 8 novembre 2026 : accueil de 50 orphelins dans la région lyonnaise.
  • 20 novembre 2026 : célébration des vingt ans de l’association.

Les habitants de Lunel et du territoire sont invités à découvrir les actions des Képis Pescalunes et à rejoindre cette aventure solidaire.

TV Lunel, au plus près de la vie associative

À travers Lunel-Asso, TV Lunel poursuit sa mission de valorisation des associations et des acteurs qui contribuent à la vie du territoire.

Diffusée depuis un plateau de télévision éphémère installé sur la terrasse de O Vin Cochon, cours Gabriel-Péri, l’émission donne la parole à celles et ceux qui font vivre la solidarité locale.

Cette rencontre avec Christophe Caumes rappelle qu’une initiative née à Lunel peut, grâce à l’engagement de bénévoles, prendre une dimension nationale tout en conservant ses racines.

Une belle illustration de la devise des Képis Pescalunes : « Rêvons nos vies, vivons nos rêves. »

Retrouvez l’intégralité de l’entretien de Christophe Caumes avec Gilles Bonnière-Soto dans Lunel-Asso sur TV Lunel.

Oh bonjour 👋 Ravi de vous rencontrer.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque semaine du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Oh bonjour 👋
Ravi de vous rencontrer.

Inscrivez-vous pour recevoir chaque mois du contenu génial dans votre boîte de réception.

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

A propos de l'auteur