Lunel a remporté l’Arène des Villes 2026 au terme d’une soirée où quatre communes ont défendu leurs couleurs dans une ambiance festive et bon enfant. Face à Beaulieu, Mudaison et au double tenant du titre Saint-Nazaire-de-Pézan, les Lunellois ont attendu l’ultime épreuve du Mur des Champions pour décrocher la victoire à domicile. Mais au-delà du classement, cette troisième édition aura surtout été une belle histoire de villages, de supporters et de fierté locale.

Il y avait forcément un peu d’Intervilles dans l’air, vendredi 28 août, dans les arènes de Lunel.

Des équipes défendant les couleurs de leur commune, des tribunes acquises à leur village, des épreuves parfois sportives, parfois improbables, beaucoup de chambrage et surtout une volonté commune : faire la fête.

Pour cette troisième édition de l’Arène des Villes, quatre communes étaient représentées : Lunel, Beaulieu, Mudaison et Saint-Nazaire-de-Pézan.

Et même si tout le monde répétait avant le début des épreuves que l’essentiel était de participer et de passer un bon moment, une question revenait forcément : qui allait réussir à faire tomber Saint-Nazaire-de-Pézan ?

Saint-Nazaire-de-Pézan, le petit village devenu grand favori

Avec moins de 900 habitants, Saint-Nazaire-de-Pézan était la plus petite des communes représentées.

Mais certainement pas la plus discrète.

Vainqueurs des deux premières éditions, les Saint-Nazairois arrivaient à Lunel avec l’ambition de réaliser la passe de trois.

Une situation dont leur capitaine tirait une certaine fierté. Être le plus petit village de la compétition était même devenu une source de motivation pour l’équipe.

Avant le début des épreuves, il nous confiait que les autres équipes les attendaient désormais, mais prévenait également : « On n’a peur de personne. »

Dans les tribunes aussi, Saint-Nazaire-de-Pézan avait répondu présent. Une partie importante du village avait fait le déplacement pour encourager son équipe.

Une mobilisation soulignée par le maire de la commune, lui-même présent dans les arènes pour soutenir les jeunes Saint-Nazairois.

Après deux victoires consécutives, Saint-Nazaire n’était plus l’outsider sympathique des débuts : c’était désormais l’équipe à battre.

Beaulieu : défendre le village et les copains

Pour Beaulieu, cette Arène des Villes constituait une deuxième participation.

Et lorsqu’on demandait au capitaine quelle stratégie avait été préparée pour tenter de décrocher la victoire, la réponse tombait immédiatement :

« Tout au talent ! »

Le ton était donné.

À Beaulieu, l’équipe était surtout venue pour passer une bonne soirée, défendre les couleurs du village et faire plaisir aux supporters.

Le maire de Beaulieu avait lui aussi fait le déplacement. Il rappelait que plusieurs membres de l’équipe étaient issus du comité des fêtes et participaient toute l’année à la vie et à l’animation de la commune.

L’Arène des Villes devient ainsi bien davantage qu’une simple succession d’épreuves.

C’est également l’occasion pour les habitants de se retrouver derrière une équipe représentant leur village.

Lors de l’édition précédente, près de 400 Beaulieurois avaient ainsi fait le déplacement selon le maire.

Et cette année, le message adressé au double champion Saint-Nazaire était clair : les jeunes de Beaulieu étaient « affûtés » et prêts à tout donner.

Première participation pour Mudaison

Pour Mudaison, l’édition 2026 constituait une découverte.

Mais certainement pas une participation sans ambition.

Le capitaine nous expliquait avoir constitué une équipe mêlant l’esprit festif et familial du village à quelques profils beaucoup plus sportifs.

La répartition des rôles avait même été pensée en fonction des épreuves.

Les habitués du cheval pouvaient par exemple être orientés vers le rodéo mécanique, tandis que les meilleurs sportifs avaient été gardés pour une épreuve déjà identifiée comme déterminante : le Mur des Champions.

Mudaison était venu découvrir l’événement, s’amuser entre copains et profiter de la soirée.

Mais quand il était question de Saint-Nazaire-de-Pézan, le discours devenait immédiatement beaucoup plus compétitif : il fallait détrôner les doubles champions !

Dans les tribunes, familles, enfants et supporters avaient eux aussi fait le déplacement.

Une représentante de la municipalité mettait notamment en avant cette dimension familiale et la fierté de voir les jeunes représenter Mudaison.

L’esprit village était pleinement installé.

À Lunel : « On est chez nous »

Et puis il y avait Lunel.

Après deux éditions remportées par Saint-Nazaire-de-Pézan, la ville hôte voulait forcément finir par conserver la coupe à la maison.

Paulette Gougeon ne cachait d’ailleurs pas son envie avant le début de la soirée :

« Il va falloir gagner, il y en a marre ! »

Une déclaration lancée avec le sourire, à l’image de l’ambiance générale.

La maire de Lunel insistait surtout sur la convivialité de l’événement, la fête et les traditions qui entourent cette rencontre entre les communes.

Du côté des participants, le capitaine lunellois affichait également une confiance certaine :

« On est chez nous. »

L’équipe avait été constituée avec des profils différents et complémentaires. Dix copains réunis avec une double mission : offrir du spectacle au public et, évidemment, soulever la coupe à la maison.

Une stratégie existait bien.

Mais avant le début de la compétition, pas question de la dévoiler aux adversaires !

Des villages adversaires le temps d’une soirée

C’est probablement ce qui ressort le plus des interviews réalisées par TV Lunel avant le début de la compétition.

Tout le monde voulait gagner.

Mais personne ne semblait véritablement considérer les autres comme des adversaires une fois les épreuves terminées.

Certains participants se connaissent depuis le collège. D’autres se retrouvent régulièrement lors des manifestations organisées dans les différentes communes.

Sur la piste, on défend son clocher.

Dans les tribunes, on encourage son village.

Et au micro, on chambre volontiers les voisins.

Mais derrière cette rivalité se retrouvaient constamment les mêmes mots : copains, fête, famille, camaraderie et convivialité.

C’est probablement là que se trouve une grande partie de l’identité de l’Arène des Villes.

Philippe Montay et Joris Alvarez : le match se joue aussi au micro

Pour faire vivre les différentes épreuves au public, Philippe Montay et Joris Alvarez ont accompagné toute la soirée au micro.

Et entre eux aussi, le match avait parfois lieu.

Répliques, chambrage et commentaires ont rythmé les performances des quatre équipes, dans un esprit rappelant inévitablement les grandes heures des jeux opposant autrefois villes et villages à la télévision.

Une complicité qui participe pleinement au spectacle.

Car dans l’Arène des Villes, il ne suffit pas seulement de courir, grimper ou résister aux différentes épreuves.

Il faut aussi assurer le show.

Un arbitrage renforcé pour cette troisième édition

Derrière l’ambiance bon enfant, il fallait néanmoins faire respecter les règles.

Pour cette troisième édition, un véritable dispositif d’arbitrage avait été mis en place.

Un arbitre officiel équipé d’un casque et d’un micro pouvait interrompre une épreuve lorsqu’une irrégularité était signalée.

Carton jaune en cas d’erreur et même carton rouge pouvant conduire à la disqualification : le ton était donné.

Quatre arbitres adjoints répartis dans les arènes complétaient le dispositif.

De quoi permettre aux villages de se chambrer… mais à armes égales.

Et il restait le Mur des Champions…

Avant même le début de la compétition, une épreuve attirait particulièrement notre attention : le Mur des Champions.

Interrogé par TV Lunel, le capitaine de Saint-Nazaire-de-Pézan avait d’ailleurs livré une analyse qui allait se révéler particulièrement prémonitoire.

Selon lui, le Mur n’était peut-être pas l’épreuve la plus physique.

En revanche, c’était la plus mentale.

Et surtout :

« C’est celle-là qui juge vraiment le premier, le deuxième, le troisième, le quatrième. Tout se joue là. »

Quelques heures plus tard, sa prédiction allait se vérifier.

Lunel arrache la victoire lors de la dernière épreuve

Après les différentes épreuves disputées au cours de la soirée, rien n’était encore définitivement joué.

Il allait donc falloir attendre le Mur des Champions pour connaître le nom du vainqueur de l’Arène des Villes 2026.

Et c’est finalement Lunel qui est allé chercher la victoire lors de cette ultime épreuve.

Devant leur public, les Lunellois réussissent ainsi ce qu’ils espéraient depuis le début de la soirée : conserver enfin la coupe à domicile.

Pour Saint-Nazaire-de-Pézan, il n’y aura donc pas de troisième victoire consécutive.

Et pour Lunel, après le suspense, place à la célébration.

Une victoire pour Lunel, une soirée pour les quatre communes

Le classement retiendra la victoire de Lunel.

Mais les images de cette troisième édition racontent également autre chose.

Celles de quatre communes qui, pendant quelques heures, ont joué à fond la carte de la rivalité locale tout en partageant la même fête.

Beaulieu, Mudaison, Saint-Nazaire-de-Pézan et Lunel ont chacune amené leurs participants, leurs supporters, leur identité et leur fierté.

Du plus petit village au plus grand, chacun voulait montrer que son clocher méritait de gagner.

Et c’est sans doute ce qui fait le charme de l’Arène des Villes : permettre aux communes voisines de s’affronter sérieusement… sans jamais vraiment se prendre au sérieux.

Cette année, Lunel soulève la coupe.

Mais rendez-vous est déjà pris pour la revanche.

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