Du 20 au 23 août 2026, le parc de l’Orangerie de Lunel-Viel accueillera la 18e édition du festival Un Piano sous les Arbres. Devenu au fil des années l’un des rendez-vous culturels de l’été sur le territoire lunellois, le festival mêlera une nouvelle fois jazz, classique, rock, soul et musiques du monde.
À quelques jours de l’ouverture, TV Lunel a rencontré Fabrice Fenoy, maire de Lunel-Viel et fondateur du festival, directement dans le parc de l’Orangerie, là où les différentes scènes accueilleront artistes et public pendant quatre jours.
Un festival qui dépasse désormais largement Lunel-Viel
Créé en 2008, Un Piano sous les Arbres a progressivement trouvé son public bien au-delà de la commune.
Fabrice Fenoy estime aujourd’hui que les spectateurs se répartissent en trois grandes catégories : environ un tiers vient de Lunel-Viel, Lunel, Mauguio et des communes voisines, un deuxième tiers du Grand Montpellier et le dernier tiers de beaucoup plus loin.
Certains festivaliers reviennent même chaque année depuis la Bretagne ou la Bourgogne.
Une évolution que le fondateur du festival n’imaginait pas forcément lors de la première édition.
« La première fois, en 2008, quand j’ai vu qu’il y avait 400 personnes qui se pointaient le soir pour ce qu’on avait organisé, je me suis dit : ça marche. »
Initialement organisé sur deux jours, le festival s’est progressivement développé pour atteindre aujourd’hui un format de quatre jours.
Quatre jours et quatre scènes dans le parc de l’Orangerie
Le festival se déroulera cette année du jeudi 20 au dimanche 23 août.
Les jeudi et vendredi proposeront deux grandes soirées débutant vers 18 heures et se poursuivant jusqu’à minuit. Le samedi et le dimanche, les concerts commenceront dès la fin de matinée, avec une programmation répartie tout au long de la journée.
L’une des particularités d’Un Piano sous les Arbres est justement de faire circuler le public à travers le parc.
Quatre espaces accueillent les spectacles : la grande scène pour les concerts nécessitant la plus grande capacité, le tertre pour les siestes musicales et les concerts sous les étoiles, l’Orangerie pour les concerts classiques et une scène installée du côté de la buvette.
Le parc devient ainsi pendant quatre jours un véritable espace musical à parcourir.
Charlie Winston pour clôturer le festival
Parmi les artistes les plus attendus de cette 18e édition figure Charlie Winston.
L’artiste britannique se produira exceptionnellement le dimanche soir pour la soirée de clôture. Fabrice Fenoy annonce une formule solo particulièrement dynamique, dans laquelle Charlie Winston associera piano, voix, guitare et boucles enregistrées en direct.
Une manière également de redécouvrir un artiste que le grand public connaît notamment pour ses premiers succès, mais qui possède un véritable répertoire autour du piano et de la voix.
Tankus, Charlie Wood et une programmation volontairement éclectique
Autre rendez-vous particulièrement énergique : Tankus, groupe britannique mêlant rock, jazz New Orleans, soul, cuivres et piano.
Fabrice Fenoy les décrit comme de véritables « bêtes de scène », avec une énergie particulièrement adaptée à l’esprit festif d’Un Piano sous les Arbres.
Le festival débutera également avec une soirée gratuite le jeudi, notamment avec Charlie Wood, pianiste et chanteur britannique évoluant dans un univers de crooner jazz.
Cette diversité musicale n’est pas un hasard. Depuis sa création, le festival fait justement le choix de ne pas s’enfermer dans un genre musical unique.
Quand l’intelligence artificielle dialogue avec un pianiste
Parmi les propositions les plus originales de cette édition, Fabrice Fenoy retient également le projet du pianiste Édouard Ferlet, autour de l’œuvre de Keith Jarrett et de son célèbre concert de Cologne.
Le principe est étonnant : faire dialoguer le pianiste avec un second piano robotisé utilisant l’intelligence artificielle.
Le système apprend à partir du jeu du musicien et lui répond musicalement, créant ainsi un véritable dialogue entre l’homme et la machine.
Une utilisation de l’IA qui prend le contre-pied des débats actuels autour de la création artistique : ici, la technologie ne cherche pas simplement à reproduire une œuvre existante, mais devient un partenaire d’improvisation.
Le concert est annoncé pour le samedi soir.
Des siestes musicales aux Beatles joués au piano
Un Piano sous les Arbres, ce sont aussi des expériences musicales qui sortent du cadre traditionnel du concert.
Les spectateurs pourront notamment retrouver les siestes musicales, installés dans le parc, ou encore des concerts nocturnes sous les étoiles.
À 23 heures, l’un des rendez-vous proposera par exemple de revisiter les chansons des Beatles au piano avec Stéphanie Elbaz.
Le festival accueillera également des concerts classiques dans l’Orangerie.
Un partenariat avec le festival Arabesques de Montpellier
La programmation 2026 s’ouvre également vers d’autres cultures grâce à un partenariat avec le festival Arabesques de Montpellier.
Le public pourra notamment découvrir Magyd Cherfi, ancien chanteur du groupe Zebda, dans une lecture musicale autour de son parcours et de ses écrits.
La chanteuse franco-iranienne Ariana Vafadari proposera quant à elle un univers faisant dialoguer chant lyrique et culture musicale persane.
Une ouverture qui participe pleinement à la philosophie défendue par le festival.
Un festival pensé comme une expérience à vivre en famille
Un Piano sous les Arbres ne se limite pas aux concerts.
Food trucks, glaces et animations accompagnent les journées et les soirées. Les enfants pourront notamment profiter d’activités comme la grimpe dans les arbres ou encore d’un manège actionné par les parents.
L’objectif est de permettre aux visiteurs de rester plusieurs heures dans le parc, de déjeuner ou dîner sur place et de passer d’un concert à l’autre.
Une formule qui fait du festival autant un rendez-vous musical qu’un moment de détente estival.
Une aventure rendue possible par une quarantaine de bénévoles
Derrière les artistes et les scènes se trouve également toute une organisation.
Fabrice Fenoy souligne notamment le rôle déterminant d’une équipe d’environ quarante bénévoles, qui s’est constituée progressivement autour du festival, ainsi que celui des services municipaux.
Pour une commune de la taille de Lunel-Viel, cette mobilisation est indispensable à l’organisation d’un événement qui a pris, au fil des éditions, une ampleur que son fondateur n’avait pas imaginée en 2008.
Mélanger les musiques pour mélanger les publics
C’est probablement cette idée qui résume le mieux l’esprit d’Un Piano sous les Arbres.
Pour Fabrice Fenoy, le choix d’une programmation éclectique répond à une volonté très précise : mélanger les styles musicaux pour faire se rencontrer les publics.
Jazz, classique, rock, musiques du monde ou propositions plus contemporaines cohabitent ainsi pendant quatre jours.
Une philosophie que le fondateur résume simplement : quels que soient l’âge, les habitudes ou les goûts musicaux, chacun peut être sensible à une musique qu’il n’était pas forcément venu écouter.
Dix-huit éditions après sa création, c’est peut-être là que réside la réussite d’Un Piano sous les Arbres : avoir transformé, chaque été, le parc de l’Orangerie de Lunel-Viel en un lieu où l’on vient autant pour découvrir des artistes que pour partager un moment.
Un Piano sous les Arbres – 18e édition
📍 Parc de l’Orangerie – Lunel-Viel
📅 Du jeudi 20 au dimanche 23 août 2026
